Retour de La Rochelle

Cette année encore, je suis allé à l’université du PS à La Rochelle. J’avais beaucoup apprécié ma première université l’an dernier, alors je m’étais dit que j’allais renouveler l’expérience.

J’avais gardé une expérience mitigée des plénières de 2009 : trop souvent, les hommes politiques présents à la tribune, qu’ils soient de notre parti ou d’un autre, s’épanchaient longuement pour ne rien apporter à la réflexion. Je n’ai donc fait aucune plénière cette année, je me suis concentré sur les ateliers.

Le plus intéressant était sans conteste l’atelier sur la mobilisation de nos électeurs. Il en ressort que le porte-à-porte est une opération rentable, enrichissante et que l’on est bien accueilli. Cela se pratique d’abord pour mobiliser les absentionnistes de notre camp, puis quand ceux-ci sont peu nombreux, pour convertir des votants à nos idées et à notre/nos candidat(s).

Cet atelier était animé par 3 jeunes chercheurs qui ont mis leurs compétences au service d’une expérimentation du porte-à-porte lors des dernières régionales en Île-de-France. Et la conclusion est que nous pouvons grandement bénéficier du porte-à-porte, surtout si l’on passe à ce que Christophe Borgel a qualifié d' »industrialisation » de la mobilisation de notre électorat.

Le vrai plus a été l’échange avec la salle. Etonnant de constater que 80% des participants avaient déjà expérimenté le porte-à-porte et étaient convaincu de son efficacité : l’atelier leur a donc servi à échanger avec d’autres camarades, et à conforter par une expérimentation rigoureuse et chiffrée leur ressenti de militants de terrain. Etonnant aussi de constater la présence de nombreux élus : des maires, dont je crois celui de Rodez et celui de Metz, au moins une conseillère générale (de la Haute-Garonne), et au moins une députée, Michèle Delaunay, à côté de laquelle j’étais assis.

Très bon point aussi la fourniture par les animateurs du kit de campagne qu’ils avaient élaboré pour les militants qui ont fait le porte-à-porte. Je compte leur demander la version électronique, mais en attendant je suis en train de le lire.

Bref un excellent atelier, très pratique, et qui a permis à tous les participants soit de découvrir la pertinence du porte-à-porte, soit d’écouter les expériences des autres et d’en bénéficier.

Pour ce qui est des autres ateliers, deux m’ont paru très intéressants (gagner la bataille des idées, et les seniors), avec des intervenants de très grande qualité. Mais un m’a paru à côté de la plaque : pendant près de 2h, j’ai écouté parler de ce que doit être le monde après la transition environnementale, alors que le thème de l’atelier devait être cette transition : les intervenants savaient où nous devons aller, mais à aucun moment ils ne nous ont dit comment nous y irions ! Mention spéciale à Yves Cochet, qui a réussi à parler avec tellement de mots compliqués que je me suis senti perdu.

Le discours de clôture de Martine Aubry était bien plus dynamique et intéressant que l’an dernier. On sentait bien la présidentialisation sous-jacente.

Au total, une bonne université, qui a bien allié ateliers pratiques et ateliers de réflexion. Je sais déjà que je reprendrai mon billet l’an prochain !

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