Réunion de section de septembre : cantonales et « nouvelle donne internationale et européenne »

Une réunion de section calme pour ce mois de septembre.

Tout d’abord, un débat sur la position à tenir pour les prochaines cantonales. Le contexte est connu, les péripéties qui y ont conduit aussi. J’ai fini par souffler à l’oreille d’une camarade que de toute façon, quelle que soit la solution que l’on retienne, il y aurait des citoyens pour nous le reprocher. Esprit de vengeance, arrangements voire magouilles entres crapules, clientélisme : selon la solution choisie, voilà les reproches que l’on pourrait nous adresser. Pourtant, un seul grand objectif a guidé notre choix : garder le canton de Castanet à gauche. Evidemment des interrogations tactiques. Et au finale une solution adoptée à l’unanimité (moins une abstention), et dont nous espérons tous qu’elle sera entendue au-delà du petit cercle de notre section.

Et ensuite, un débat sur le texte « nouvelle donne internationale et européenne ». J’ai cru comprendre que ce texte avait vocation à déterminer la position sur l’international du parti.

J’ai lu le texte. Attentivement au début. Et puis j’ai compris qu’il était creux. Je l’ai fini en ne lisant plus que les parties graissées, et celles qui m’intéressent le plus (notamment l’Europe).

Ce texte m’a laissé un goût amer dans la bouche. Pour deux raisons.

D’abord parce que je l’ai trouvé creux et sans ambition. Oh oui il y a des propositions concrètes dans le texte. Mais on ne voit pas dans quelle stratégie elles s’inscrivent. On sera bien en peine de voir dans ce tas de guimauve l’ombre d’une vision, voire (horreur) d’une utopie. On dit que le G20 ne sert qu’à des déclarations, et qu’il faut revenir au multilatéralisme en renforçant le rôle de l’ONU, mais dans le même temps on propose de rendre le G20 responsable devant ladite ONU : pardon ? Et pour l’Europe, c’est encore mieux. On veut relancer le fameux couple franco-allemand. Pourquoi pas. Mais autour de quelle Europe ? Une fédération d’Etats-nations ? Une Europe fédérale ? Plus largement, quelle place pour la France et pour l’Europe dans le monde ? Je n’ai pas trouvé de réponse à ces questions. Je pensais pourtant que ces questions auraient trouvé leur réponse dans ce texte.

Ce qui m’amène à mon deuxième motif de déception. J’aurais pu surmonter ma déception vis-à-vis de ce texte si j’avais eu foi dans la capacité de notre parti à prendre en compte les amendements apportés au texte par les sections. Hélas, le texte sur la rénovation m’a particulièrement déçu sur ce point. Notre section avait proposé 5 amendements. La quasi-totalité avait été reprise par la fédération, avec beaucoup d’amendements des autres sections du département. Eh bien en relisant (rapidement) le texte définitif, je n’ai trouvé aucun de nos amendements, même ceux qui étaient passés à une large majorité, et qui relevaient du bon sens (notamment ouvrir les parrainages des candidatures à un nombre significatif de militants). Je n’ai donc préparé aucun amendement. Et je vais donc voter contre ce texte, sans conviction que cela serve à grand chose. Je pense que ce texte sera néanmoins adopté, avec une abstention record. Et nos grands chefs se réjouiront de l’adoption…

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