Archive pour novembre 2010

En Espagne, on a battu la campagne

lundi 29 novembre 2010

Matériel de campagne du PSC

Petit week-end (19-21 novembre) à Barcelone pour une convention. J’en ai profité pour aller voir la Sagrada Familia et la prendre en photos sous tous les angles (chaque photo comporte une grue :-( ).

Du coup, j’ai croisé des camarades socialistes catalans (espagnols aussi, mais surtout catalans) qui distribuaient les tracts dans des petits sacs, avec une étiquette et un bonbon. J’ai pris des souvenirs :-)

En Catalogne, la campagne a pris un sale tour avec le lancement d’un jeu vidéo montrant la candidate du Parti Populaire (PP, l’UMP espagnole) en train de tirer sur des immigrants en situation irrégulière. Du coup, la vidéo des jeunes socialistes montrant une femme qui jouit en mettant son bulletin de vote dans l’urne (« Voter est un plaisir ») semble bien pâle à côté… et tellement plus sympathique 😀

Malheureusement, c’est le centre droit qui l’a emporté. Et on ne peut même pas se réjouir du faible score du PP : il est en nette progression par rapport au précédent scrutin, dans une région où il est traditionnellement faible.

Il reste à espérer que ces débordements ne seront pas un avant-goût des présidentielles françaises de 2012, et que l’UMP en restera à ses grands classiques comme le lipdub dont on ne se lasse décidément pas !

Conseil municipal du 18 novembre

dimanche 28 novembre 2010

Le conseil va commencer

Un conseil municipal un peu terne, puisqu’il n’y avait pas de véritable enjeu. Quelques points à noter quand même.

Tout d’abord, une modification du budget destinée à faire un ajustement a mis en évidence que les paiements au SIVURS pour la cantine sont plus élevés que prévus. Arnaud Lafon conteste la somme réclamée par le SIVURS, dont acte. Mais on peut se demander dans quelle mesure cet ajustement, d’un montant de 100.000€ (excusez du peu), pourrait être la conséquence de l’incapacité de la mairie à mettre en oeuvre correctement la carte de vie quotidienne (CVQ).

Ensuite, grande nouvelle : des habitations vont être construites derrière le McDo. Une fois de plus, l’opposition a découvert le projet avec l’ordre du jour du conseil municipal, puisqu’Arnaud Lafon et son adjoint à l’urbanisme Guy Rieunau n’ont pas jugé nécessaire d’aborder le sujet en commission urbanisme. On se demande pourquoi cette commission existe.
Du coup, l’opposition (la verte Marie-Régine Bardoux, et la socialiste Cécile Payan) a posé beaucoup de questions sur le projet, et particulièrement sur le promoteur retenu. Les réponses n’ont pas été très rassurantes. Guy Rieunau a commencé par bafouiller des explications sur le choix du promoteur qui donnaient l’impression qu’il avait été choisi pour le consoler de n’avoir pas eu le bassin d’orage ! Il a fallu qu’Arnaud Lafon réponde pour qu’enfin on y voit un peu plus clair. Le point important à retenir est que le maire ne sait pas si les constructions seront des placements de défiscalisation (par exemple du Borloo) ou pas, mais il pense que ce sera le cas. On peut se demander comment cela s’articulera avec la construction de logements sociaux…

Bref, ce conseil municipal a continué à confirmer que la majorité ne prend même plus soin de faire semblant de se concerter avec l’opposition, et que trop d’ajoints au maire sont incapables de comprendre quoi que ce soit aux dossiers qui leur sont confiés. 2014 n’en semble que plus loin !

Habemus candidatum !

mardi 16 novembre 2010

Tous les militants du canton avaient rendez-vous ce soir, de 17h00 à 22h00, pour voter à Saint-Orens et choisir leur candidate pour les cantonales de 2011.

Le résultat a été très net : 55 voix en faveur de Muriel Pruvot, contre 31 voix en faveur d’Aude Lumeau. Un rapport 64% / 36%. Aude a réalisé un score très honorable. Et ce sont les deux plus grosses sections du canton, à savoir Castanet et Saint-Orens, qui ont accordé à Muriel sa large majorité. A Castanet, 22 voix pour Muriel, contre 7 pour Aude : 76% pour Muriel. Mais une section (chut, pas de nom) nous a battus en accordant 100% de ses suffrages à Muriel : j’ai charrié la secrétaire de section en lui disant qu’elle aurait pu faire moins voyant. Bon, c’est une section de 6 militants dont 5 sont venus voter en masse 😉

La participation a été bonne : 46% des militants sont venus voter, certains ayant fait 40 minutes de voiture pour choisir leur candidate !

Mais surtout, c’est la proclamation et l’accueil des résultats qui ont été impressionnants de dignité des deux côtés. Aucune explosion de joie ni de déception ou autre colère. Les deux candidates ont accueilli le résultat avec beaucoup de simplicité. Leurs prises de paroles respectives ont rappelé la nécessité pour le PS de rester uni, et leur volonté de travailler de concert pour que le canton reste à gauche et revienne au PS. Et enfin Sébastien Denard, notre premier fédéral, a exprimé toute sa satisfaction devant le résultat et devant la responsabilité dont les sections ont fait preuve tout au long de la démarche.

C’était un beau moment de démocratie militante, et c’est aussi pour cela que je suis entré au PS : pour le respect et la valorisation du militant dont ce parti est capable de faire preuve.

A Castanet, ça construit, mais ça ne réfléchit pas !

lundi 15 novembre 2010

Comme je l’ai indiqué dans mon compte rendu du précédent conseil municipal, la mairie a décidé de construire sur l’îlot Taillan sans prendre le temps de la réflexion.

Le groupe d’opposition Castanet en Mouvement a réalisé un article qui récapitule l’historique du dossier et les plans actuels : c’est ici. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça fleure bon la fuite en avant budgétaire avec la vente des bijoux de famille.

La grande question qui tue : restera-t-il encore quoi que ce soit à vendre en 2014, au moment des prochaines élection municipales ?

Vers une candidate PS pour les cantonales – étape 1 : le débat

jeudi 11 novembre 2010

Le beau logo du conseil général

En 2011, le conseil général de la Haute-Garonne sera renouvelé en partie. A cette occasion, le PS présentera sa propre candidate dans le canton de Castanet-Tolosan.

Première nouvelle (pour ceux qui ne sont pas au PS) : il s’agira d’une candidate. En effet, du fait du contexte un peu particulier dans notre canton, il y aura renouvellement du candidat du PS. Parité oblige, du fait du faible nombre de conseillers généraux PS femmes en Haute-Garonne, la fédération a décidé que le candidat serait une candidate.

Deuxième nouvelle : les militants PS ont le choix. En effet, deux candidates à la candidature (belle expression) se sont manifestées. Elles sont toutes deux de la section de Saint-Orens, et elles siègent au conseil municipal de cette ville.

A ma gauche, Aude Lumeau-Preceptis, conseillère municipale. A ma droite, Muriel Pruvot, adjointe au maire chargée de la culture. Entre les deux, un débat qui a eu lieu lundi 8 novembre à Saint-Orens, après que tout les militants du canton avaient reçu la convocation et les professions de foi des deux candidates.

Chacune des deux a pu se présenter en 10 minutes. Puis elles ont répondu aux questions de la salle pendant 40 minutes, avant de conclure chacune pendant 5 minutes. Cela a vraiment permis à tous les présents de se faire une idée des qualités et de la détermination de chacune des candidates.

Je dois avouer que le débat m’a conforté dans les impressions que j’avais eues à la lecture des professions de foi. A savoir que j’ai trouvé Muriel mieux préparée et plus claire dans ses idées.

Les deux présentations ont permis de voir la différence de style des candidates. Aude était très stressée, elle a eu du mal à se départir de ses notes et à se souvenir de son discours, même si sur la fin elle était plus en confiance et elle a pu montrer sa rage (le mot est d’elle) et son enthousiasme. Au contraire, Muriel a eu à peine besoin de ses notes, elle a sans difficulté fait tout son discours en s’adressant à la salle avec beaucoup de conviction.

Les questions ne les ont pas ménagées. Questions sur les qualités et les défauts (j’ai osé la question sur les qualités pour ouvrir le feu, mais je n’imaginais pas qu’un camarade plus retors que moi allait oser la question sur les défauts), sur la prise en compte des besoins des électeurs de droite, sur le travail avec le Sicoval, sur la mesure la plus symbolique du conseil général, sur leur expérience respective au conseil municipal et d’autres encore.

J’en retiens surtout que Muriel est bien préparée : elle a travaillé les problématiques du canton, dont elle nous a exposé quelles étaient les plus importantes à ses yeux ; de par sa formation et son travail, elle est au fait des structures administratives et politiques locales ; c’est une femme de dossiers et visiblement une travailleuse ; elle est capable de faire un discours sans difficulté aucune ; elle maîtrise les valeurs et une large partie du corpus doctrinal du PS. Ces éléments viennent notamment de son ancienneté au parti et dans le conseil municipal de Saint-Orens. Mais pas seulement. Ils témoignent aussi d’une bonne préparation en amont, ce qui augure bien de sa méthode de travail si elle devait devenir conseillère générale.

De son côté, Aude m’est apparue comme insuffisamment préparée. Certes, sa jeunesse au sein du parti ne lui permet pas d’avoir tous les fondamentaux dont dispose Muriel. Mais cela n’explique pas tout. On peut compenser la jeunesse par le travail et la rigueur. Aude m’a donné l’impression de s’être lancée un peu tard, et de n’avoir pas eu (voire pas pris) le temps de travailler correctement les sujets qui concernent le canton et les questions qu’on pouvait lui poser. A de nombreuses reprises, elle a noyé le poisson en répondant aux questions : quelle ironie qu’elle dont le métier est la communication n’en ait à ce moment-là illustré que les aspects négatifs (ce qui aura peut-être conforté certains camarades convaincus que la communication est de la manipulation). De plus, elle aurait dû mentionner cette jeunesse au sein du parti, notamment en indiquant dès sa profession de foi la date et les raisons de son entrée au PS après son départ du PCF. Je n’ai pas posé la question, puisqu’elle ne s’appliquait pas à Muriel.

Mais ce qui plaide en faveur d’Aude est double : sa fraîcheur et sa nouveauté d’une part, et son dynamisme d’autre part. Aude est indéniablement une nouvelle tête dans le paysage politique du canton, et il n’est jamais mauvais d’avoir un élu un peu novice qui pose les questions qui semblent tellement évidentes aux autres alors qu’elles ne le devraient pas. Et ensuite, Aude a à plusieurs reprises montré son dynamisme, son goût pour aller de l’avant : elle nous a même dit qu’elle avait « la rage ». Dans une campagne qui s’annonce délicate, c’est assurément un atout dont Muriel ne me semble pas disposer. Celle-ci pourra toutefois le compenser en s’entourant des bonnes personnes, notamment d’un directeur de campagne réactif.

Au final, malgré les qualités d’Aude, je voterai pour Muriel. J’ai plus confiance dans quelqu’un qui fait montre d’une candidature mûrement réfléchie, voulue et préparée.

Prochain rendez-vous : lundi 15 novembre, à Saint-Orens de nouveau. On va voter pour les départager. J’espère que le résultat sera assez large pour la gagnante !

Scoop : Bertrand Delanoë et Ségolène Royal se sont réconciliés !

mercredi 10 novembre 2010

Enfin c’est ce que je pense. Parce qu’à part Ségolène Royal et son ami André Hadjez, je ne vois pas qui aurait pu réaliser la superbe nouvelle version du site de Bertrand Delanoë.

La preuve en image :

Le nouveau site de Bertrand Delanoë, avec des couleurs

Cliquez sur l’image pour aller voir le site : il est haut en couleurs.

Visite du chantier du bassin d’orage

lundi 8 novembre 2010

Arnaud Lafon, spécialiste en buses

Samedi après-midi, puisque j’avais peur de m’ennuyer un peu, j’avais choisi d’aller à la visite du chantier du bassin d’orage. Bien m’en a pris, puisqu’au lieu de m’ennuyer un peu, je me suis ennuyé beaucoup.

Depuis de très nombreuses années (une trentaine si l’on en croit certains vieux Castanéens), un bassin d’orage devait être construit. En effet, en cas de très fortes pluies, le bas de Castanet pourrait se retrouver inondé. D’où ce bassin qui aura pour fonction d’absorber l’excès d’eau en cas de forte pluie.

Le bassin se présentera comme un lac permanent, autour duquel il sera possible de se promener. Avant le lac, il y aura un bassin de décantation qui permettra de filtrer l’eau de ruissellement.

La visite partait de l’arrière de La Poste, où passe le Lascardos. Puis le bus a « suivi » le Lascardos, façon de parler puisque le Lascardos est quasi systématiquement enterré dans Castanet. Ensuite, nous sommes allés voir le Péchabou, qu’Arnaud Lafon nous a décrit comme ayant été « dévoyé » pour le faire passer ailleurs.

Puis nous avons terminé sur le chantier. Joie de faire trois pas dans la boue. Moment de stress en voyant les plus seniors d’entre nous entrer sur le chantier en manquant de tomber à la renverse. Douleur quand Guy Rieunau, adjoint à l’urbanisme, a rendu sourd la moitié de l’assistance en essayant toutes les fonctions du mégaphone, notamment celle qui permet de faire un bruit strident d’alarme, et également le test de l’effet Larsen : je pense que certaines personnes ont perdu un tympan.

Guy Rieunau, adjoint à l'urbanisme et artiste de rue

La quasi-totalité des informations ont été données par Arnaud Lafon. Mais comme la visite était calibrée trop juste, nous n’avons pas eu beaucoup d’infos. Il fallait que les participants posent des questions pour obtenir de vraies informations utiles. Parce pour ce qui est des informations inutiles, on a tout eu : toutes les informations techniques sur les diamètres des conduites d’eau (les buses) nous ont été fournies. Je me suis parfois demandé si Arnaud Lafon ne s’adressait pas à un plombier glissé parmi nous ! Mais pour les infos utiles (quels aménagements, à quels endroits), rien ou presque. Il y aura un amphithéâtre de verdure (c’est quoi ça ?), et des pistes cyclables (merci à la Castanéenne qui a demandé). J’aurais pu demander, mais comme à chaque étape il fallait faire vite, j’ai préféré ne pas poser de questions, pour ne pas nous mettre en retard. Ca n’a pas servi, puisque nous n’avons même pas pu aller jusqu’au bout de la visite.

Au total, j’ai retenu que ce sera un lieu de promenade avec de l’eau et des plantes vertes, et un amphithéâtre de verdure. J’attends donc avec impatience un prochain Castanet Lien qui nous informera sur les aménagements de ce bassin d’orage !

Conseil municipal du 18 octobre

mardi 2 novembre 2010

Début du conseil municipal

Un conseil municipal assez calme en apparence. Presque uniquement des délibérations d’urbanisme, dont certaines purement techniques.

Mais pour qui regarde bien, ce conseil municipal montre deux choses.

Y a-t-il un pilote dans la commune ?

D’une part il confirme l’incapacité de la majorité municipale à avoir une vision claire de l’avenir de Castanet, qui se prolonge dans son incapacité à gérer correctement. Deux délibérations l’illustrent.

Celle sur la crèche rappelle que les travaux ont été commencés avant d’avoir toutes les autorisations. Résultat : des travaux interrompus, reportés à septembre 2011 (alors qu’ils auraient dû être finis pour cette rentrée) et un budget qui va au moins doubler, voire être multiplié par 6 : excusez du peu.

Celle sur l’îlot Taillan (la rue Jean-Marie Arnaud et la rue du Fort) montre que toute la stratégie d’Arnaud Lafon consiste à vendre les terrains dès que possible, plutôt que de les inclure dans la ZAC centre en cours de réalisation. En effet, les mettre dans la ZAC, c’est empêcher leur vente rapide, mais c’est surtout se donner du temps pour décider comment on veut transformer le centre. Accessoirement, c’est aussi du temps pour consulter les riverains, leur demander leur avis sur les projets de la mairie. Mais ce temps joue contre la nécessité pour Arnaud Lafon de vendre des terrains pour équilibrer les comptes : c’est ça ou augmenter les impôts. Il faut bien rembourser le boulodrome !

Vite, des sous !

D’autre part, ce conseil souligne combien l’obsession de la « valorisation foncière », c’est-à-dire de la vente de terrains pour faire rentrer l’argent dans les caisses, sert aujourd’hui d’unique stratégie à l’équipe d’Arnaud Lafon. Là encore, deux délibérations le montrent encore plus que celle sur l’îlot Taillan.

C’est d’abord la délibération sur le déplacement des terrains de tennis de Plaine Haute à Rabaudy. Evidemment, les associations de tennis vont être contentes, puisque cela va leur faire une surface plus grande, plus grande que le boulodrome même. Mais il aurait été possible de maintenir des terrains à Plaine Haute : cela aurait équilibré la répartition des équipements sportifs à Castanet-Tolosan. Seulement, comme l’a reconnu Arnaud Lafon pendant le conseil municipal, cela n’aurait pas permis cette fameuse « valorisation foncière » : les terrains de Plaine Haute vont être vendus.

Mais le sommet est atteint avec la délibération sur la vente de terrains à la société Oceanis Promotion. Arnaud Lafon veut vendre ces terrains (le domaine de Fages) depuis un bon moment. Et là, le sauveur arrive : Oceanis Promotion. Et ce n’est pas le fait qu’un élu de l’opposition souligne que cette société a été condamnée en 2007 pour des malversations et que son fonds de roulement est faible qui vont arrêter Arnaud Lafon. Il fallait voir ce beau numéro où, la main sur le coeur, Arnaud Lafon a assuré tout le conseil municipal qu’il n’y avait aucune malversation dans ce dossier. Le contraire eût été étonnant (et plus rigolo d’ailleurs). Mais c’est quand même prendre les Castanéens pour des poires que de leur faire croire que jamais la mairie n’avait imaginé qu’Oceanis Promotion avait pu être condamnée. On croirait Arnaud Lagardère disant « Je préfère passer pour un incompétent plutôt que pour un malhonnête ! » Il est plutôt évident que l’obsession de vendre a conduit à accepter un acheteur moins fiable que l’on ne l’aurait voulu.

Bref, derrière l’ambiance polie et feutrée du conseil municipal, c’est encore une fois la preuve de la courte vue d’Arnaud Lafon et de son équipe qui a été faite. Vivement le conseil de novembre pour encore plus de n’importe quoi !