Vers une candidate PS pour les cantonales – étape 1 : le débat

Le beau logo du conseil général

En 2011, le conseil général de la Haute-Garonne sera renouvelé en partie. A cette occasion, le PS présentera sa propre candidate dans le canton de Castanet-Tolosan.

Première nouvelle (pour ceux qui ne sont pas au PS) : il s’agira d’une candidate. En effet, du fait du contexte un peu particulier dans notre canton, il y aura renouvellement du candidat du PS. Parité oblige, du fait du faible nombre de conseillers généraux PS femmes en Haute-Garonne, la fédération a décidé que le candidat serait une candidate.

Deuxième nouvelle : les militants PS ont le choix. En effet, deux candidates à la candidature (belle expression) se sont manifestées. Elles sont toutes deux de la section de Saint-Orens, et elles siègent au conseil municipal de cette ville.

A ma gauche, Aude Lumeau-Preceptis, conseillère municipale. A ma droite, Muriel Pruvot, adjointe au maire chargée de la culture. Entre les deux, un débat qui a eu lieu lundi 8 novembre à Saint-Orens, après que tout les militants du canton avaient reçu la convocation et les professions de foi des deux candidates.

Chacune des deux a pu se présenter en 10 minutes. Puis elles ont répondu aux questions de la salle pendant 40 minutes, avant de conclure chacune pendant 5 minutes. Cela a vraiment permis à tous les présents de se faire une idée des qualités et de la détermination de chacune des candidates.

Je dois avouer que le débat m’a conforté dans les impressions que j’avais eues à la lecture des professions de foi. A savoir que j’ai trouvé Muriel mieux préparée et plus claire dans ses idées.

Les deux présentations ont permis de voir la différence de style des candidates. Aude était très stressée, elle a eu du mal à se départir de ses notes et à se souvenir de son discours, même si sur la fin elle était plus en confiance et elle a pu montrer sa rage (le mot est d’elle) et son enthousiasme. Au contraire, Muriel a eu à peine besoin de ses notes, elle a sans difficulté fait tout son discours en s’adressant à la salle avec beaucoup de conviction.

Les questions ne les ont pas ménagées. Questions sur les qualités et les défauts (j’ai osé la question sur les qualités pour ouvrir le feu, mais je n’imaginais pas qu’un camarade plus retors que moi allait oser la question sur les défauts), sur la prise en compte des besoins des électeurs de droite, sur le travail avec le Sicoval, sur la mesure la plus symbolique du conseil général, sur leur expérience respective au conseil municipal et d’autres encore.

J’en retiens surtout que Muriel est bien préparée : elle a travaillé les problématiques du canton, dont elle nous a exposé quelles étaient les plus importantes à ses yeux ; de par sa formation et son travail, elle est au fait des structures administratives et politiques locales ; c’est une femme de dossiers et visiblement une travailleuse ; elle est capable de faire un discours sans difficulté aucune ; elle maîtrise les valeurs et une large partie du corpus doctrinal du PS. Ces éléments viennent notamment de son ancienneté au parti et dans le conseil municipal de Saint-Orens. Mais pas seulement. Ils témoignent aussi d’une bonne préparation en amont, ce qui augure bien de sa méthode de travail si elle devait devenir conseillère générale.

De son côté, Aude m’est apparue comme insuffisamment préparée. Certes, sa jeunesse au sein du parti ne lui permet pas d’avoir tous les fondamentaux dont dispose Muriel. Mais cela n’explique pas tout. On peut compenser la jeunesse par le travail et la rigueur. Aude m’a donné l’impression de s’être lancée un peu tard, et de n’avoir pas eu (voire pas pris) le temps de travailler correctement les sujets qui concernent le canton et les questions qu’on pouvait lui poser. A de nombreuses reprises, elle a noyé le poisson en répondant aux questions : quelle ironie qu’elle dont le métier est la communication n’en ait à ce moment-là illustré que les aspects négatifs (ce qui aura peut-être conforté certains camarades convaincus que la communication est de la manipulation). De plus, elle aurait dû mentionner cette jeunesse au sein du parti, notamment en indiquant dès sa profession de foi la date et les raisons de son entrée au PS après son départ du PCF. Je n’ai pas posé la question, puisqu’elle ne s’appliquait pas à Muriel.

Mais ce qui plaide en faveur d’Aude est double : sa fraîcheur et sa nouveauté d’une part, et son dynamisme d’autre part. Aude est indéniablement une nouvelle tête dans le paysage politique du canton, et il n’est jamais mauvais d’avoir un élu un peu novice qui pose les questions qui semblent tellement évidentes aux autres alors qu’elles ne le devraient pas. Et ensuite, Aude a à plusieurs reprises montré son dynamisme, son goût pour aller de l’avant : elle nous a même dit qu’elle avait « la rage ». Dans une campagne qui s’annonce délicate, c’est assurément un atout dont Muriel ne me semble pas disposer. Celle-ci pourra toutefois le compenser en s’entourant des bonnes personnes, notamment d’un directeur de campagne réactif.

Au final, malgré les qualités d’Aude, je voterai pour Muriel. J’ai plus confiance dans quelqu’un qui fait montre d’une candidature mûrement réfléchie, voulue et préparée.

Prochain rendez-vous : lundi 15 novembre, à Saint-Orens de nouveau. On va voter pour les départager. J’espère que le résultat sera assez large pour la gagnante !

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