Indignation

Ce blog n’est pas très alimenté en ce moment du fait d’une campagne des cantonales intense à Castanet-Tolosan. Mais la réunion publique de ce soir m’oblige à le sortir de sa léthargie.

Muriel Pruvot était ce soir à Labège pour présenter son programme et débattre avec la salle. Elle était avec Jean-Jacques Mirassou, Jean-Louis Robert et Patrick Pignard. Et dans la salle, il y avait Christian Lavigne, maire de Labège. Ce dernier soutient la candidature de Marie-Régine Bardoux, candidate des Verts, tout en étant lui-même adhérent du PS.

Et sur quoi ont porté les questions ? Je vous le donne en mille : le prolongement de la ligne B ! 15 minutes de Christian Lavigne qui rappelle la situation et son historique de son point de vue, suivies d’un revers cinglant de Jean-Jacques Mirassou qui lui a justement reproché de punir Muriel pour des faits dont elle n’est pas responsable. Et ça a continué sur le sujet pendant une grosse demi-heure, entrecoupées d’une intervention d’un jeune du MJS qui a justement rappelé les méfaits de Sarkozy et la nécessité de les avoir en tête au moment de voter, et d’une apostrophe d’un militant PS demandant à Christian Lavigne ce qu’il fait au PS (pas de réponse).

J’ai fini par demander la parole après avoir entendu moult rappels de l’absence de compétence du Conseil général pour les transports en commun (ce qui est vrai). Et j’ai laissé éclater mon indignation : se focaliser sur un problème qui concerne moins de 2% du budget du Conseil général alors que dans le même temps, l’action sociale qui représente plus de 60% du budget était absente des préoccupations, alors que la crise est là qui crée toujours plus de souffrances et de démunis, alors que la candidate verte ne parle que de verdure et jamais de social, qu’aucun des tracts qu’elle a réalisés ne se préoccupe d’autre chose que de verdure et de transports, alors que seule Muriel a mis au point un programme qui prend en compte le social, eh bien oui cette position de soutenir la verte est scandaleuse, et c’est oublier le cœur de la campagne.

J’irai plus loin ici : la position de Christian Lavigne est indigne. Il instrumentalise son propre vote. Son soutien à Marie-Régine Bardoux n’est pas un soutien : c’est un vote contre le PS. Cette position est foncièrement malhonnête. Si Marie-Régine Bardoux avait un vrai programme social, je pourrais comprendre le choix de la soutenir. Mais enfin Christian Lavigne est au PS, pour lequel le social (et l’éducation !) est particulièrement important. Comment peut-il sans s’étouffer de honte soutenir une candidate qui, si sympathique soit-elle, n’a pour le moment montré aucun goût pour le social dans sa campagne, sauf pour défendre les transports en commun ? Une candidate dont le programme est d’une grande indigence ? Ce n’est pas diminuer l’importance de la problématique des transports que de le dire : Marie-Régine Bardoux n’a pour le moment parlé que de transports, oubliant plus de 60% du budget du Conseil général.

Ce qui m’indigne, ce n’est pas la colère de Christian Lavigne sur les transports : c’est sa malhonnêteté intellectuelle et ses positions médiatiques bassement politiciennes dans ces élections cantonales. Le symbole d’un âge que l’on voudrait révolu, mais qui régulièrement revient. Ces comportements ne cesseront jamais de m’indigner.

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