Archive pour mai 2011

Quelques remarques sur le projet socialiste

mercredi 18 mai 2011

Demain, les militants votent le projet socialiste. Ce projet contient beaucoup de mesures importantes : des mesures portées depuis longtemps par le PS, des mesures que le PS remettra en place après que l’UMP les a sabotées (police de proximité, au hasard), et enfin des mesures nouvelles. Mais je regrette deux manques dans le texte qui nous est présenté.

Les atouts de nos réussites passées

Le texte commence par faire un état des lieux. Il dresse de très justes constats sur les ravages de la politique réactionnaire menée depuis 2002 et accentuée depuis 2007. Il appelle à l’espoir. Mais dans l’inventaire des forces de notre pays, il manque un élément important. En effet, toutes les forces énumérées sont extérieures à la politique. Et pourtant, dans la crise actuelle, notre modèle social fait la preuve de la force de notre pays. Nos infrastructures et la qualité de notre main d’oeuvre attirent de nombreux investissements étrangers et permettent à nos entreprises de prendre leur juste place dans l’économie mondialisée. Toutes choses qui doivent aux choix politiques qui ont été faits, et singulièrement aux mesures socialistes (RMI, 35h, CMU etc.). Il faudra donc pallier cet oubli dans la campagne que nous mènerons, et que nous défendions nos réalisations passées avec fierté.

L’Europe, impensé socialiste ?

« Socialiste, donc européen » : j’ai souvent entendu la formule, mais j’ai du mal à voir dans le texte du projet la forme que prendra notre engagement européen. Pas plus que dans la convention sur l’international, le texte du projet ne dit quelle Europe veulent défendre les socialistes français : fédérale ou rassemblement d’Etats-nations ? Certes, l’Europe se voit investie de quelques missions supplémentaires à porter, mais rien qui définisse vraiment un objectif ou une échéance. Si notre candidat voit en l’Europe l’avenir de la France, en digne héritier de Mitterrand, alors nous serons fidèles à la maxime ci-dessus. Mais si notre candidat n’a pas cette conviction chevillée au corps, ce n’est pas notre projet qui risque de la lui donner !

Les 30 propositions

Evidemment, il y a les 30 mesures. 30, ça fait trop peu pour certains, qui rappellent les 110 propositions de Mitterrand. D’autres regrettent que le choix n’ait pas été fait de défendre 4-5 propositions phares autour desquelles le projet aurait été bâti. Je ne rejoins aucun des deux bords : les 110 propositions ont eu leur pertinence, mais elles étaient décidément trop nombreuses ; quant à l’idée de se limiter à 4-5 propositions, je la trouve étonnante : oui à une structuration de notre projet autour de grands thèmes, comme c’est fait, mais non à une limitation à des symboles. Et puis dans le détail des propositions, chacun en trouvera une ou deux avec lesquelles il n’est pas d’accord : pour ma part, il s’agit de l’encadrement des loyers (allez voir éconoclaste pour cela), et de l’obligation d’installation des jeunes médecins dans les déserts médicaux (remplacez « jeunes médecins » et « déserts médicaux » par « jeunes profs » et « zones d’éducation prioritaire »). Mais quelques réserves sur un texte ne peuvent suffire à le rejeter. Ce texte est le fruit de compromis (il en faut toujours), et il représente une bonne synthèse de la pensée du parti aujourd’hui. C’est pourquoi demain, je voterai en faveur de notre projet.

Défendre les écoles de Castanet

mardi 17 mai 2011

Obsédé par le non remplacement d’un fonctionnaire sur 2, le gouvernement pourrait fermer 1 ou 2 classes à Castanet.

Pour protester contre ce choix inique et pour défendre un enseignement de qualité pour nos enfants, les parents d’élèves et les enseignants de Castanet organisent une « Nuit des écoles » sous la Halle ce vendredi à 20h00.

Pour tous ceux qui veulent soutenir cette initiative et se battre pour l’avenir de nos enfants, il faut y aller ! Plus d’infos dans le fichier PDF en lien ci-dessous.

Nuit des ecoles Castanet

Conseil municipal du 5 mai 2011 : ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent !

mardi 17 mai 2011

Un conseil très léger : il fallait le faire pour que Castanet vote son avis sur le plan de déplacements urbain (PDU) dans les délais. Il y avait quand même un deuxième point à l’ordre du jour : un débat sur le transfert des services à la personne au Sicoval.

Pour le PDU, c’est comique. Arnaud Lafon avait proposé de voter un avis avec réserves lors du conseil municipal d’avril, mais il avait retiré la délibération pendant le conseil. Et là, il propose de voter un avis négatif, mais avec les mêmes motifs. On peut effectivement regretter le report du métro (un jour, peut-être ?), les objectifs écologiques revus à la baisse, les arbitrages qui sont faits au détriment du canton. Il n’en demeure pas moins que ce PDU n’a pas varié d’un iota entre avril et mai. La seule chose qui ait changé, c’est que le Sicoval en a débattu et est arrivé à un avis négatif (qui n’était pas encore voté au moment du conseil municipal). Du coup, Castanet ne prend pas le risque d’avoir une position différente de celle du Sicoval : pourquoi pas. Mais ce revirement de dernière minute montre surtout que la position d’Arnaud Lafon vis-à-vis du Sicoval est une posture de circonstance, qui change selon le moment, peut-être même l’heure de la journée !

Et ensuite, un débat sur le transfert des services à la personne au Sicoval. Émouvante présentation d’Arnaud Lafon : ce transfert permettra au Sicoval d’avoir un meilleur « coefficient d’intégration financière », donc d’avoir plus de dotations de la part de l’Etat. Il a fallu que Cécile Payan mentionne le gros mot de « projet politique » pour qu’Arnaud Lafon se rende compte qu’il avait oublié de présenter le projet politique derrière tout cela. Ce n’est pas étonnant : il n’y a pas de projet politique. Le mécanisme mis en place par le gouvernement pour inciter les communes à se dépouiller de leurs compétences au profit des intercommunalités est très simple : plus les intercommunalités ont de responsabilités, plus l’Etat leur donnera de dotations. Peu importe que ce transfert de compétences ne soit pas adapté à l’intercommunalité en question : en effet, les problématiques de services à la personne sont différentes entre les communes rurales et urbaines du Sicoval. L’objectif non avoué du gouvernement est de faire disparaître les communes au profit des intercommunalités. Mais après tout, Arnaud Lafon a peut-être envie de transférer toutes les compétences de la commune au Sicoval avant la fin de son mandat : il pourrait ainsi ne pas se représenter ! Je ne pense pas que ce soit son objectif, mais sait-on jamais !