Conseil municipal du 5 mai 2011 : ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent !

Un conseil très léger : il fallait le faire pour que Castanet vote son avis sur le plan de déplacements urbain (PDU) dans les délais. Il y avait quand même un deuxième point à l’ordre du jour : un débat sur le transfert des services à la personne au Sicoval.

Pour le PDU, c’est comique. Arnaud Lafon avait proposé de voter un avis avec réserves lors du conseil municipal d’avril, mais il avait retiré la délibération pendant le conseil. Et là, il propose de voter un avis négatif, mais avec les mêmes motifs. On peut effectivement regretter le report du métro (un jour, peut-être ?), les objectifs écologiques revus à la baisse, les arbitrages qui sont faits au détriment du canton. Il n’en demeure pas moins que ce PDU n’a pas varié d’un iota entre avril et mai. La seule chose qui ait changé, c’est que le Sicoval en a débattu et est arrivé à un avis négatif (qui n’était pas encore voté au moment du conseil municipal). Du coup, Castanet ne prend pas le risque d’avoir une position différente de celle du Sicoval : pourquoi pas. Mais ce revirement de dernière minute montre surtout que la position d’Arnaud Lafon vis-à-vis du Sicoval est une posture de circonstance, qui change selon le moment, peut-être même l’heure de la journée !

Et ensuite, un débat sur le transfert des services à la personne au Sicoval. Émouvante présentation d’Arnaud Lafon : ce transfert permettra au Sicoval d’avoir un meilleur « coefficient d’intégration financière », donc d’avoir plus de dotations de la part de l’Etat. Il a fallu que Cécile Payan mentionne le gros mot de « projet politique » pour qu’Arnaud Lafon se rende compte qu’il avait oublié de présenter le projet politique derrière tout cela. Ce n’est pas étonnant : il n’y a pas de projet politique. Le mécanisme mis en place par le gouvernement pour inciter les communes à se dépouiller de leurs compétences au profit des intercommunalités est très simple : plus les intercommunalités ont de responsabilités, plus l’Etat leur donnera de dotations. Peu importe que ce transfert de compétences ne soit pas adapté à l’intercommunalité en question : en effet, les problématiques de services à la personne sont différentes entre les communes rurales et urbaines du Sicoval. L’objectif non avoué du gouvernement est de faire disparaître les communes au profit des intercommunalités. Mais après tout, Arnaud Lafon a peut-être envie de transférer toutes les compétences de la commune au Sicoval avant la fin de son mandat : il pourrait ainsi ne pas se représenter ! Je ne pense pas que ce soit son objectif, mais sait-on jamais !

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