Archive pour juillet 2011

Le rebond incessant des terrains de tennis

vendredi 8 juillet 2011

Plus ça va, plus je me demande si quelqu’un, à part Arnaud Lafon évidemment, comprend quoi que ce soit à l’histoire des terrains de tennis. Parce que j’ai beau participer aux conseils municipaux et aux conseils de quartier, je n’y comprends rien quand je lis les articles de La Dépêche.

Pour le moment, j’ai noté 3 actes, mais j’ai l’impression que la farce pourrait en compter plus.

Acte 1 : l’annonce faite aux Castanéens

Lors du conseil municipal du 21 octobre 2010, Arnaud Lafon annonce que les terrains de tennis vont être déplacés à Rabaudy. Surprise ! Aucun Castanéen n’était au courant : ni le comité de quartier Plaine Haute ni celui de Raubaudy n’en avaient été informés. En ce qui concerne le comité de quartier des Côteaux – Plaine Haute, il faut dire que sa précédente réunion datait du 30 mars 2010 : il n’avait donc pas été trop sollicité.

Evidemment, le projet était annoncé comme ficelé : 4 courts couverts, 6 en plein air, et les terrains actuels seraient l’objet d’une « mutation foncière » (jargon pour dire « vendu »), cependant que la halle serait reconvertie en salle d’arts martiaux. Il ne manquait plus qu’à donner rendez-vous pour le premier coup de pioche, et c’était bon.

Interlude : la sieste

Et puis c’est le mois de novembre, avec la Toussaint et ses vacances, puis décembre avec ses vacances, Noël, puis le jour de l’an, donc janvier est perdu car il faut récupérer, en février y’a les vacances et la chandeleur, en mars il faut faire Mardi gras, en avril Pâques et ses chocolats, puis mai avec ses ponts (certes moins nombreux cette année, mais quand même). Mince, juin est déjà là !

Acte 2 : alors en fait oui, mais non, voire peut-être

Le 8 juin, conseil de quartier Côteaux – Plaine Haute. J’y étais : un conseil par an, j’arrive encore à tenir le rythme (je m’étais préparé à un par trimestre, comme cela avait été annoncé par Arnaud Lafon). Annonce par l’adjoint au sport : les tennis, pour l’instant… rien. L’emplacement à Rabaudy n’est pas défini, et on ne sait pas ce qu’on va faire des tennis de Plaine Haute : pourquoi pas les garder, ou peut-être faire autre chose. Rien n’est décidé, tout est encore possible.

Je ressors du conseil de quartier avec des crampes à la mâchoire : j’ai dû serrer les dents pour ne pas éclater de rire.

Acte 3 : la divine surprise

J’en étais là de cette affaire, quand j’ai été dérangé dans ma consernation par un article de La Dépêche : Castanet-Tolosan. Le tennis attend ses nouveaux courts. J’ai cru à un canular. Je cite la citation (faute incluse) :

C’est ensemble est à l’étude, les terrains sont réservés, le budget est alloué, les esquisses sont établies. La prochaine étape est le projet d’architecte, l’appel d’offre. La livraison est programmée fin 2 012.

Je suis admiratif : en un mois, un projet qui était dans le flou le plus absolu est maintenant ficelé, puisqu’il ne manque plus que l’architecte et le maître d’œuvre. Et puis je redescends sur terre : soit l’adjoint aux sports nous a raconté des bobards en juin, soit il a été maintenu dans l’ignorance par Arnaud Lafon. Dans les deux cas, ce sont les Castanéens qui sont pris pour des billes. Vivement 2014 !

Dallas-Tolosan

mardi 5 juillet 2011

Arnaud Lafon n’a décidément pas de chance. Alors qu’il s’efforce de faire parler de lui dans la presse, Dominique Strauss-Kahn a décidé de lui voler la vedette.

Pourtant, Arnaud Lafon avait de solides arguments pour faire parler de lui.

Castanet-Tolosan, ton univers impitoyable

Première couche : il met fin aux fonctions de son directeur général des services, Pierre Leroux, en invoquant la perte de confiance. Bien vu : Pierre Leroux a décidé de ne pas se laisser faire, et de donner un maximum d’exposition médiatique à l’affaire. Il a bien joué : trois articles dans La Dépêche, un article dans Voix du Midi. Il faut dire qu’une grève de la faim et une occupation de son bureau, ça donne envie aux journalistes locaux de faire un article un peu plus épicé que le bilan de la saison de pétanque.

Pierre Leroux, déçu du lafonisme (source DDM)

Pierre Leroux, déçu du lafonisme (source DDM)

Mais ça ne suffit pas d’avoir lancé la machine médiatique, il faut continuer à l’alimenter. Qu’à cela ne tienne : un bon conseil municipal y pourvoit. Quand dans ce conseil Arnaud Lafon annonce le départ de Pierre Leroux et que celui-ci est présent dans la salle, on peut espérer un coup d’éclat. C’est certainement ce que craignait Arnaud Lafon, puisqu’il avait fait venir deux policiers municipaux. Ce qui a donné lieu à un moment tendu : quand Pierre Leroux s’est levé pour partir, alors qu’Arnaud Lafon venait lui-même de partir, les policiers se sont regardés, l’air surpris. Puis l’un d’entre eux a voulu rattraper Pierre Leroux, mais il est remonté sans l’avoir trouvé. Panique à bord. Mais après 2 minutes de recherche, force fut de constater que Pierre Leroux était parti se coucher dans son van jaune sur le parking. Sur le papier, on croit lire du Labiche, mais en conseil municipal, on craint de jouer dans un Hitchcock.

Y a-t-il un management à Castanet ?

Mais au-delà des péripéties, qui seraient drôles si l’avenir professionnel d’un homme n’était en jeu, cet énième conflit d’Arnaud Lafon avec un fonctionnaire montre bien combien ce maire est incapable de diriger correctement ses équipes. Pierre Leroux est le 3ème directeur général des services (DGS) à avoir recruté par Arnaud Lafon. Une seule est partie de son plein gré, et encore : les deux autres ont donc été remplacés sans ménagement, leur chômage étant payé par la commune. Il faut ajouter à cela une grève des employés municipaux en septembre 2008. Le « dialogue social » et les relations humaines au travail sont donc deux points particulièrement faibles d’Arnaud Lafon.

Le Madoff de Castanet ?

Aussi inquiétantes sont les révélations du DGS sur les emprunts contractés par la ville : un emprunt toxique aurait été contracté en 2006, et il représenterait 50% de la dette de la ville. Voilà qui est rassurant : il suffirait donc qu’un paramètre ésotérique comme le taux de change entre le yen et le franc suisse bouge pour que les taux augmentent ? Il serait bon d’avoir les détails de cet emprunt. Peut-être les anciens élus de Place Publique en diront-ils plus sur leur site ?

On voudrait pouvoir rire de cette situation. Mais on finit par être consterné par autant de mépris et d’amateurisme qui se font au détriment des Castanéens. Vivement 2014 !