Le rebond incessant des terrains de tennis

Plus ça va, plus je me demande si quelqu’un, à part Arnaud Lafon évidemment, comprend quoi que ce soit à l’histoire des terrains de tennis. Parce que j’ai beau participer aux conseils municipaux et aux conseils de quartier, je n’y comprends rien quand je lis les articles de La Dépêche.

Pour le moment, j’ai noté 3 actes, mais j’ai l’impression que la farce pourrait en compter plus.

Acte 1 : l’annonce faite aux Castanéens

Lors du conseil municipal du 21 octobre 2010, Arnaud Lafon annonce que les terrains de tennis vont être déplacés à Rabaudy. Surprise ! Aucun Castanéen n’était au courant : ni le comité de quartier Plaine Haute ni celui de Raubaudy n’en avaient été informés. En ce qui concerne le comité de quartier des Côteaux – Plaine Haute, il faut dire que sa précédente réunion datait du 30 mars 2010 : il n’avait donc pas été trop sollicité.

Evidemment, le projet était annoncé comme ficelé : 4 courts couverts, 6 en plein air, et les terrains actuels seraient l’objet d’une « mutation foncière » (jargon pour dire « vendu »), cependant que la halle serait reconvertie en salle d’arts martiaux. Il ne manquait plus qu’à donner rendez-vous pour le premier coup de pioche, et c’était bon.

Interlude : la sieste

Et puis c’est le mois de novembre, avec la Toussaint et ses vacances, puis décembre avec ses vacances, Noël, puis le jour de l’an, donc janvier est perdu car il faut récupérer, en février y’a les vacances et la chandeleur, en mars il faut faire Mardi gras, en avril Pâques et ses chocolats, puis mai avec ses ponts (certes moins nombreux cette année, mais quand même). Mince, juin est déjà là !

Acte 2 : alors en fait oui, mais non, voire peut-être

Le 8 juin, conseil de quartier Côteaux – Plaine Haute. J’y étais : un conseil par an, j’arrive encore à tenir le rythme (je m’étais préparé à un par trimestre, comme cela avait été annoncé par Arnaud Lafon). Annonce par l’adjoint au sport : les tennis, pour l’instant… rien. L’emplacement à Rabaudy n’est pas défini, et on ne sait pas ce qu’on va faire des tennis de Plaine Haute : pourquoi pas les garder, ou peut-être faire autre chose. Rien n’est décidé, tout est encore possible.

Je ressors du conseil de quartier avec des crampes à la mâchoire : j’ai dû serrer les dents pour ne pas éclater de rire.

Acte 3 : la divine surprise

J’en étais là de cette affaire, quand j’ai été dérangé dans ma consernation par un article de La Dépêche : Castanet-Tolosan. Le tennis attend ses nouveaux courts. J’ai cru à un canular. Je cite la citation (faute incluse) :

C’est ensemble est à l’étude, les terrains sont réservés, le budget est alloué, les esquisses sont établies. La prochaine étape est le projet d’architecte, l’appel d’offre. La livraison est programmée fin 2 012.

Je suis admiratif : en un mois, un projet qui était dans le flou le plus absolu est maintenant ficelé, puisqu’il ne manque plus que l’architecte et le maître d’œuvre. Et puis je redescends sur terre : soit l’adjoint aux sports nous a raconté des bobards en juin, soit il a été maintenu dans l’ignorance par Arnaud Lafon. Dans les deux cas, ce sont les Castanéens qui sont pris pour des billes. Vivement 2014 !

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