Salettes-Manset : le mépris

Le 4 juillet, le conseil de communauté du Sicoval a voté la levée de l’emprise de la déviation de Castanet, à la demande d’Arnaud Lafon, maire de Castanet-Tolosan, et de son voisin de Péchabou.

Voilà, en une ligne, enterré le travail qui avait été entamé avec Marie-Régine Bardoux, à qui Arnaud Lafon avait confié la responsabilité de trouver des solutions pour l’avenue Salettes-Manset par la concertation. Comment continuer une réflexion sur les solutions, alors qu’Arnaud Lafon montre qu’il a déjà décidé ?

Trois solutions pouvaient être étudiées : aménagement simple de l’avenue Salettes, réalisation intégrale de la déviation (qui serait partie de Péchabou en passant par Rabaudy), ou réalisation de la seule partie entre Péchabou et Salettes. Aujourd’hui, par le seul fait du prince, il ne reste plus que l’aménagement de l’avenue. Les associations de riverains doivent être encore plus heureuses qu’avant. Seule consolation : il n’y a plus d’hypocrisie possible, Arnaud Lafon montre sa volonté d’aller vite, sans s’embarrasser de ces râleurs de riverains.

Du coup, l’opposition quitte le groupe animé par Marie-Régine Bardoux : quelle utilité dorénavant pour cette coquille vide ? Même si Mme Bardoux semble faire contre mauvaise fortune bon cœur, il lui faudra bien regarder la réalité en face : sa demande d’interdire la circulation des gros convois dans l’avenue Salettes recevra une fin de non-recevoir pour cause d’absence de déviation. Ce groupe de travail ne sert plus qu’à décider de l’emplacement des plateaux traversants et des ralentisseurs : un travail de techniciens, pour lequel il n’y a pas vraiment besoin de l’avis des riverains.

Je ne voyais pas Arnaud Lafon comme un tenant de mai 68, mais force est de constater qu’il en a adapté un des slogans phares : « Concertation, piège à cons ! ». Vivement 2014 !

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