Archive pour septembre 2011

A l’UMP 31, l’homme est l’avenir de la femme

samedi 24 septembre 2011

Jean-Luc regarde le passé (source Le Monde)

Ainsi donc, comme personne ne le sait, Jean-Luc Moudenc est à la tête de l’UMP en Haute-Garonne. Et ce général sans troupes a annoncé récemment les candidatures de son armée d’ectoplasmes pour les législatives de 2012. Alors plus précisément, il s’agit des candidatures à la candidature : il ne pourra pas y avoir 6 candidats UMP sur la seule 4e circonscription, évidemment1.

Ça commence par une première blague : il n’y a que 4 circonscriptions sur les 10 où l’UMP 31 annonce des candidats à la candidature. C’est une bonne nouvelle pour la gauche s’il n’y a personne pour les autres ! Bon, pour la 10ème, on sait déjà qu’Arnaud Lafon se « guéanise »2 pour obtenir l’investiture, mais pour les autres, quel brillant inconnu présenteront-ils ?

Et ça se termine avec un feu d’artifice d’humour: sur la 3ème circonscription, Jean-Luc soi-même sera candidat, avec une suppléante. SAUF si Nicolas Sarkozy (l’homme qui traîne Karachi dans ses valises) n’est pas réélu, auquel cas il laissera sa place à sa suppléante. Quel courage, quelle conviction ! Il est l’homme de la 3ème circonscription, c’est certain ! Et on mesure bien la place qu’on accorde à la femme, à l’UMP : la potiche de remplacement. Bravo à Laurence Arribagé pour avoir accepté de jouer le rôle de la cruche de service, et ainsi contribuer au retour en arrière pour la parité en politique !

Laurence Arribagé, potiche

Laurence Arribagé, potiche

Aucun courage, aucune conviction, et l’utilisation des femmes comme des éléments de décoration : 3 raisons de ne plus jamais voter Moudenc !

  1. Encore que cela aurait un côté farce pas désagréable du tout []
  2. Il imite Claude Guéant, l’odieux ministre de l’intérieur, diplômé en chasse aux Roms et aux musulmans []

Premier débat des primaires : pour moi, c’est François

mercredi 21 septembre 2011

Les candidats aux primaires citoyennes au premier débat

Jeudi 15 septembre, c’était le premier débat des primaires « citoyennes »1. Bien évidemment, tous ceux qui avaient déjà un candidat ont trouvé que leur candidat était le meilleur. Je ne ferai pas une entorse à cette règle : j’ai trouvé François Hollande très bon.

Des réponses claires sur les questions difficiles

Les sujets sur lesquels il était attendu étaient la création de postes dans l’Education Nationale et le nucléaire. Dans les deux cas, il a répondu clairement sur ces sujets. Pour les créations de postes dans l’enseignement, il a bien rappelé la place centrale de l’enseignement, et l’état de délabrement dans lequel il se trouve après les coupes budgétaires de Sarkozy. Mieux encore : il a choisi d’être interrogé sur le nucléaire, un point faible, afin de pouvoir exposer en toute transparence ses propositions.

Une autorité incontestable

Mais au-delà de ses réponses aux questions, c’est par son attitude et son refus de s’abaisser à dézinguer les autres candidats qu’il a montré sa stature. Un air sérieux, parfois austère, en étant capable de se détendre vers la fin. Et il a pris l’ascendant sur les autres candidats, particulièrement quand il a lui-même obligé les autres, particulièrement Martine Aubry, à se positionner par rapport à ses propres engagements sur le nucléaire : alors que David Pujadas laissait Martine Aubry se perdre dans ses explications, François Hollande a lui-même posé la question que Pujadas aurait dû poser.  Il s’est à ce moment imposé comme étant celui au centre du débat. Accessoirement, il a réussi un beau coup tactique en forçant Martine Aubry à consommer tout son temps de parole, ne pouvant répondre à une question sur le cannabis puis à la question sur DSK.

Bref, François Hollande s’est placé sur un autre terrain que celui de ses concurrents : le terrain de futur président, dont il montre qu’il en a carrure et l’autorité.

  1. On parle de primaires citoyennes et pas de primaires socialistes : Jean-Michel Baylet représente le Parti Radical de Gauche. []

La Rochelle 2011 : encore un bon cru

samedi 10 septembre 2011
UEPS 2011 : on a pensé le changement

UEPS 2011 : on a pensé le changement

Comme chaque année depuis que je me suis engagé au PS, j’ai participé à l’université d’été du PS. Il n’aura échappé à personne que le contexte médiatique et politique était sensiblement différent cette année : des primaires sont en vue, et les journalistes ont glosé à l’envi sur le bal des égos. Il faut bien que journalisme se fasse !

N’ayant pas le privilège (ou la charge, c’est selon) de faire partie des « proches de » quelque ponte que ce soit, et n’étant pas intéressé par les manœuvres d’appareil ou le recueil des ragots de couloirs, j’ai fait comme les années précédentes : j’ai participé aux ateliers. Et cette année encore, la richesse des thèmes abordée était passionnante.

Premier atelier, déception : l’atelier sur les nouveaux clivages a tourné à la séance de dénigrement du travail de Terra Nova en l’absence de celle-ci. On peut – et on doit ! – critiquer la note de Terra Nova sur la majorité à conquérir pour 2012, il n’en demeure pas moins que le minimum de correction exige de les inviter afin qu’ils puissent argumenter leur position. J’ai donc quitté l’atelier avant la fin.

Deuxième atelier : état de droit, de liberté et de sécurité. Très intéressant. J’ai depuis longtemps la conviction que l’échec de Sarkozy sur la sécurité doit nous conduire à réinvestir ce terrain, sans tenir des propos guerriers, mais au contraire en bi-conceptualisant à la Obama (on replace la question dans une optique plus large et plus orientée à gauche). Les participants ont bien montré la force de la gauche sur ce terrain. Mention spéciale au M. Sécurité du PS, Jean-Jacques Urvoas, dont le verbe porte juste, déconstruit les formules toutes faites de la droite, et frappe fort l’hypocrisie sarkozyste : m’est avis que nous avons notre ministre de l’intérieur pour le prochain quinquennat 😉

Dernier atelier (oui, je n’en ai fait que 3) : les PME. Plein de propositions et de remarques sur les PME. Certains au sein du parti répètent comme un mantra que les PME sont les principales créatrices d’emploi en France : à confirmer. Mais il faut en tout cas leur accorder toute notre attention, pour permettre un renouvellement des entreprises, et cesser d’avoir un quarteron de grosses entreprises vieillissantes qui trustent le haut du pavé. Dans ce débat, mention spéciale à Laurent Blaizac, directeur à Groupama-Banque, pour son exposé clair des problèmes de financement des banques. Et hors concours, Edith Cresson : dans le public de la salle, comme la vraie militante qu’elle est restée, elle est intervenue pour présenter aux intervenants son action en faveur de l’intelligence économique pour les entreprises, de façon claire et convaincante.

Et puis cette année, il y avait les réunions des différents candidats à la primaire. Elles avaient lieu en même temps que la réunion du PSE. J’ai donc dû rater cette réunion pour aller voir François Hollande. Il nous a fallu braver la pluie et être présent dehors 1h avant la réunion pour pouvoir nous serrer comme des sardines dans la salle. Mais cela en valait le coup. Un vrai discours de présidentiable, une ambition claire, le tout dans le respect des personnes, et accompagné de quelques jeux de mots bien trouvés. Plus que jamais, mon choix c’est François.