Archive pour juin 2012

Législatives dans la 10e circonscription : la réunion à Escalquens

vendredi 8 juin 2012

Depuis quelques mois, la campagne des législatives se joue en parallèle de la présidentielle. Et depuis presque un mois, elle bat son plein.

J’habite donc la 10e circonscription de la Haute-Garonne. Candidat du PS : Kader Arif. Investi en novembre à la suite d’un gel de la circonscription pour la réserver à la diversité, et Kader étant le seul candidat, les militants n’ont pas eu à voter.

Evidemment, quelques rancœurs, notamment contre la forme, ont conduit à des dissidences. Si l’on excepte l’arrachage d’affiches sur les panneaux officiels, pratique bien évidemment interdite et punissable d’une amende, la campagne s’est jusqu’à présent déroulée dans un climat respectueux de toutes parts. Aucun dissident, ni aucun adversaire de droite ou concurrent de gauche, ni évidemment notre candidat PS ne s’est lancé dans la campagne de boules puantes. Oh certes, on nous rapporte, ici et là, des insinuations sur l’origine de Kader, mais pas de campagne ostensiblement raciste, et à aucun moment sur les marchés nous n’avons entendu d’invectives ou même de sous-entendu inacceptable. Bref, cette campagne est assez respectueuse.

Elle ronronnait un peu. En surface s’entend. La nomination de Kader Arif comme ministre délégué aux anciens combattants a certes poussé la circonscription sous les feux de la rampe, mais sans vraiment susciter un fort intérêt des citoyens. On sent l’essoufflement dans la population. Il faut avouer que la campagne des présidentielles a été rude et longue, précédée par des primaires tout aussi éprouvantes.

Dans ce contexte, réussir à mobiliser pour une réunion publique à Escalquens, dans le gymnase, avec Lionel Jospin, semblait relever de la gageure. Eh bien le défi fut relevé, et brillamment. 600 personnes au bas mot : pour un meeting des législatives, il n’y a guère que les personnalités de tout premier plan qui parviennent à faire mieux (Aubry, Ayrault et autres).

Je passerai rapidement sur la plupart des interventions : le maire Alain Sérieys a fait un accueil chaleureux, la suppléante Emilienne Poumirol a martelé sa conviction et les enjeux de l’élection, Pierre Cohen a soutenu avec force Kader Arif, Martin Malvy a fustigé la dissidence en appelant à l’unité pour François Hollande. Kader Arif a fait un discours qui a insisté sur le sens de sa candidature, rappelant son parcours au sein du PS, et il a détaillé ses propositions pour la circonscription. Pour travailler à sa campagne depuis le début, je commence à les connaître :-)

La grande surprise est venue de Lionel Jospin. Je l’avais vu lors du discours de François Hollande place du Capitole : un peu poussif, et mal à l’aise. Et là, à Escalquens, après un démarrage un peu laborieux, ce discours s’est révélé être dynamique, empreint d’une vision de la politique française et internationale d’une grande acuité, pleine de formules percutantes et de mots d’humour. Lionel Jospin semblait libéré d’un poids, comme vengé par la victoire de François Hollande, et heureux de laisser une filiation politique en la personne de Kader Arif dans le Lauragais dont il fut le député. Bref, la salle a été transportée par un discours qui a vraiment marqué les présents.

Ce bel élan collectif nous le rappelle : ce dimanche, il faut donner une majorité solide et cohérente à François Hollande pour mettre en œuvre son programme de changement. Alors dimanche, votons et faisons voter pour les candidats de la majorité présidentielle !