Pourquoi je soutiens Arnaud Montebourg pour les primaires

Pour les primaires, j’ai choisi de parrainer Arnaud Montebourg, et j’étais d’ailleurs présent à sa déclaration de candidature le 1er décembre à Paris, puis au dépôt de sa candidature à Solférino.
Au delà des éléments que je partage avec les signataires de notre tribune dans le Huffington Post, à l’initiative de Yann Galut, mon choix s’est fait sur la base de constats assez proches de ceux qui m’avaient conduits à choisir François Hollande en 2011.

Un choix de changement d’abord : alors que le quinquennat qui s’achève aurait dû nous permettre de faire la démonstration de notre capacité à répondre aux attentes des Français et à appliquer notre programme, force est de constater que cela n’a pas été le cas. Le rejet massif dont François Hollande a fait l’objet n’est pas simplement imputable à une presse de droite, mais bien à une impossibilité pour les Français de voir la cohérence entre la politique menée et les engagements pris en 2012. Même si la communication désastreuse n’a pas aidé, je ne suis pas convaincu qu’une meilleure pédagogie aurait permis de renverser la tendance.

Un choix de projet ensuite : face aux écueils de l’exercice du pouvoir, il nous faut aujourd’hui en tirer les leçons dans notre futur projet. Que ce soit sur les questions institutionnelles – l’utilisation du 49-3, un président qui dit qu’il décide seul (comme en témoigne l’annonce du pacte de responsabilité par exemple) -, sur les questions européennes – où il est nécessaire de mettre en place un nouveau rapport de forces face à l’alliance orthodoxe menée par l’Allemagne -, sur les questions économiques – qui nécessitent une politique plus volontariste, mâtinée de relance -, il faut aujourd’hui faire des choix qui permettent aux Français de faire une distinction nette entre un projet de gauche crédible et le projet économiquement libéral et socialement réactionnaire de François Fillon.

Enfin, le choix d’un candidat préparé : une candidature à la présidence de la République ne s’improvise pas, elle ne peut être une candidature de remplacement. Elle est nécessairement la candidature d’un homme (ou d’une femme) qui a démontré sa capacité à faire la différence dans l’exercice des responsabilités.

Compte tenu de ces choix et de ces constats, seul Arnaud Montebourg remplit aujourd’hui toutes les cases : volonté de marquer une différence par rapport au quinquennat de François Hollande, constance dans l’engagement démocratique et économique, et détermination à être candidat fort de son expérience ministérielle réussie.

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