Archive pour la catégorie ‘Actus castanéennes’

Marc Tondriaux tête de liste PS à Castanet

lundi 14 octobre 2013
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Jeudi 10 octobre, les militants PS de Castanet-Tolosan ont choisi Marc Tondriaux pour conduire la liste du PS aux municipales en 2014. Voir le reportage de France 3 Midi-Pyrénées ci-dessus.

Et maintenant, place au rassemblement de toute la gauche pour 2014 !

Note : ce blog ne commentera plus l’actualité municipale d’ici la fin des municipales, pour cause de comptes de campagne.

Municipales : « Si je me décide, j’en réserverai l’annonce aux militants »

vendredi 2 août 2013

Article paru ce vendredi 2 août dans La Dépêche (source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/08/02/1682944-castanet-tolosan-municipales-patrick-prodhon-pret-lancer-bataille.html)

Castanet-Tolosan. Municipales : Patrick Prodhon prêt à se lancer dans la bataille

Patrick Prodhon pourrait contester à Marc Tondriaux le droit de s'opposer à Arnaud Lafon, comme l'avait fait, sans succès, Cécile Payan, en 2008.

Patrick Prodhon pourrait contester à Marc Tondriaux le droit de s’opposer à Arnaud Lafon, comme l’avait fait, sans succès, Cécile Payan, en 2008.

Tandis que le maire Arnaud Lafon attend le moment opportun pour déclarer sa candidature, au Parti socialiste, l’heure est à la préparation de primaires qui débuteront officiellement le 9 septembre pour s’achever le 20. Marc Tondriaux, secrétaire de la section, est l’un des logiques candidats après le retrait de Cécile Payan. Mais deux autres noms circulent : celui d’Hélène Rouch, présidente de la FCPE 31 (fédération des comités de parents d’élèves) et celui de Patrick Prodhon, directeur de projet informatique au ministère de l’Agriculture, à Auzeville-Tolosane.
Celui-ci ne dément pas et explique sa position.

Patrick Prodhon, êtes-vous candidat aux primaires du PS pour les municipales ?

À ce jour rien n’est définitif, ni arrêté. il est d’abord nécessaire de faire une analyse politique de la situation à Castanet. De savoir ce que les Castanéens attendent et qui est celui qui a le profil correspondant le mieux à la situation. Voir aussi celui ou celle qui rassemble le plus au-delà de la section du PS. Si je me décide, j’en réserverai l’annonce aux militants.

Cécile Payan a annoncé qu’elle ne présentait pas et quelle soutiendrait Marc Tondriaux. Qu’en pensez-vous ?

C’est sa liberté de choix. Au sein de la section, tout le monde n’est pas d’accord. Ce sont les adhérents qui décideront.

Qu’est-ce qui peut vous pousser à vous présenter ?

Je pense pouvoir incarner une volonté de renouvellement. Marc Tondriaux et moi n’avons pas du tout le même profil. Je suis arrivé en 2008, après les élections, il est là depuis longtemps.

Si c’est lui qui est choisi, serez-vous prêt à le soutenir ?

Nous n’en sommes pas encore là. Mais il est évident que le Parti socialiste n’a aucun intérêt à se diviser comme lors des deux élections précédentes. Il faudra oublier les divergences du passé, pour pouvoir gagner la bataille.

Le PS va-t-il proposer à ses alliés de gauche de faire liste commune ?

Notre volonté est de faire l’unité. Si nous pouvons trouver un accord avec le Parti de gauche, le Parti communiste, les Radicaux de gauche et les Verts, nous serons plus forts. Mais pour l’instant, ces partis souhaitent attendre.
C’est une question de temps. Il n’y aura pas de négociation à gauche avant septembre.

Êtes-vous en vacances ou déjà en précampagne ?

Mes vacances sont terminées.

Les emplois d’avenir au service de l’emploi des jeunes

mercredi 6 mars 2013
Logo des emplois d'avenir

Logo des emplois d'avenir

Pour le mensuel de la fédération PS de la Haute-Garonne, j’ai rédigé un court article de présentation des emplois d’avenir :

Le gouvernement a fait de l’emploi, et en particulier celui des jeunes, sa première préoccupation. En effet, quand 10% des actifs sont au chômage, c’est près d’un jeune sur 4 qui cherche un travail. C’est pourquoi le gouvernement agit en créant les emplois d’avenir. “Il s’agit de permettre à des jeunes éloignés de l’emploi de faire leur premiers pas dans la vie active” explique Christine Courade, conseillère de Toulouse et qui porte ce sujet à Toulouse et à la Communauté urbaine. Les critères sont précis : les jeunes doivent avoir au plus 25 ans (30 ans s’ils sont handicapés), être peu ou pas diplômés (au plus CAP/BEP) ou habiter dans un bassin d’emploi difficile (ZUS, ZRR, outre-mer), être sans emploi, et que l’employeur soit une collectivité territoriale ou une association. En contrepartie de ce contrat de 3 ans maximum, l’Etat prend en charge 75% du salaire et l’employeur a l’obligation de former le jeune. Les collectivités de notre territoire appuient fortement cette initiative : la Région avec 40 emplois, le Conseil général 50 emplois, la Communauté Urbaine 220 emplois, Toulouse 80 emplois. En partenariat avec le gouvernement, nos collectivités agissent contre le chômage des jeunes.

Deux précisions complémentaires :

Castanet : l’agressivité au lieu de l’exemplarité

mercredi 20 février 2013
Les panneaux de signalisation qui posent question

Les panneaux de signalisation qui posent question

Lors du conseil municipal du 31 janvier, l’opposition, par la voix de Dominique De La Lande, a posé une question orale sur les panneaux de signalisation des commerces. En effet, certains commerçants sont allés expliquer à l’opposition qu’ils ne comprenaient pas que l’adjointe au maire (Nadia Nuffer) vienne récupérer les chèques destinés à l’entreprise qui réalise les panneaux, et qu’ils trouvaient que le prix payé était trop élevé (cf. l’article de La Dépêche dans lequel Patrice Tournon, ancien président de l’ACE, précise son propos). Après des explications un peu longues et confuses de l’adjointe concernée, Arnaud Lafon a indiqué qu’il portait plainte contre Dominique De La Lande pour diffamation sur la partie relative au prix trop élevé.

Je ne suis pas avocat en droit de la presse, mais tous les échos que j’ai pus avoir indiquent que si plainte il y avait, elle irait droit au panier car le procureur estimerait que les faits ne sont pas caractérisés. Mais ce n’est pas la question la plus importante de cette escarmouche.

Ce qui est en jeu ici, c’est l’exemplarité en politique.  Aujourd’hui, le rapport des Français à la politique se caractérise par la méfiance (cf. le dernier baromètre du Cevipof à ce sujet, page 4), et même les conseils municipaux voient leur popularité chuter de 10 points (66% à 56%) en 3 ans (cf. page 13 du même baromètre). Alors dans ce cadre, l’exemplarité est indispensable. Il ne suffit pas de répondre, à ceux qui s’étonnent qu’un élu se fasse l’intermédiaire dans la relation commerciale entre une entreprise et les commerçants, que c’est légal : la réponse est en décalage total par rapport au fond du problème. Il aurait fallu reconnaître l’erreur clairement. Il aurait fallu saisir l’occasion pour purger l’abcès.

Au lieu de cela, Arnaud Lafon a choisi de renforcer le soupçon en annonçant une plainte pour diffamation. Et du coup, l’affaire a été relancée de plus belle par voie de presse (cf. l’interview de Patrice Tournon mentionnée plus haut).

Quand on compare Dominique De La Lande et Castanet en Mouvement, qui portent l’exigence de transparence et d’exemplarité au sein du conseil municipal, et Arnaud Lafon, qui décide d’éliminer le porteur de mauvaises nouvelles, on voit vite qui installe la méfiance et qui s’efforce de la dissiper. Plus que jamais, vivement 2014.

Le mauvais cadeau de Noël d’Arnaud Lafon à Place Publique

dimanche 30 décembre 2012

A peine un mois avant Noël, Arnaud Lafon a annoncé à Place Publique qu’il ne renouvellerait pas le bail du local que l’association occupait depuis presque un an.

C’est une mesure de représailles. Place Publique a déposé un recours contre une décision de vente votée en conseil municipal, Arnaud Lafon comptait sur l’argent de la vente pour boucler son budget, donc il se venge.

L’explication fournie par M. Lafon est lapidaire : « Quand une association attaque une délibération de la collectivité votée à l’unanimité par le conseil municipal, nous n’avons pas vocation à continuer à l’héberger. » Donc il considère que la municipalité a vocation à héberger des associations qui s’opposent à elle tant qu’elles n’attaquent pas en justice ? C’est évidemment une plaisanterie : l’opposition à une politique ne saurait être que purement incantatoire, elle se traduit, le cas échéant, par des manifestations, des attaques devant les autorités compétentes, y compris les tribunaux. Soit Arnaud Lafon considérait qu’il ne voulait pas que Castanet héberge une association d’opposition, soit il acceptait toutes les conséquences d’héberger Place Publique.

On est dans une basse vengeance, comme un enfant à qui on a cassé son jouet va casser le jouet de l’autre. Mais au-delà, c’est un message adressé à tous les Castanéens : quiconque montrerait par des actes son opposition à une décision d’Arnaud Lafon serait susceptible de mesures de rétorsion de sa part. Que ces mesures puissent être légales ne les rendra jamais morales. Et la politique, c’est avant tout une question de morale et d’exemplarité. Zéro sur ce plan pour Arnaud Lafon.

Big Arnaud is watching you

lundi 12 décembre 2011
"Big Brother is watching you" écrivait Orwell dans 1984.

"Big Brother is watching you" écrivait Orwell dans 1984.

Castanet a peur. Castanet vit dans la terreur. Les bandes sillonnent la ville, les commerces sont attaqués, les dealers oeuvrent au vu et au su de tous, les meurtres en plein jour se multiplient.

C’est l’impression que j’ai eue l’an dernier quand La Depêche nous informait du projet démesuré de 30 caméras de vidéosurveillance d’Arnaud Lafon. 30 caméras, excusez du peu ! Puis pendant 9 mois, plus rien. Et au dernier conseil municipal, le sujet est revenu. Et pas qu’un peu : une annonce de 20 caméras pour un coût de 700.000€.

Soyons clairs : contrairement à certains qui sont par principe hostiles à toute forme de vidéosurveillance, je ne suis pas totalement opposé à ce système. Mais encore faut-il qu’il soit mis en place intelligemment. Et c’est évidemment là que le bât blesse. Car c’est une grande caractéristique d’Arnaud Lafon que de parler sans cesse de pragmatisme là où il fait de la communication et de l’idéologie. Illustration avec les caméras de vidéosurveillance.

Caméras partout, efficacité nulle part

Arnaud Lafon voulait faire la comparaison avec Toulouse. Comparons : 24 caméras à Toulouse pour 440.000 habitants, alors que Castanet, qui compte 11.000 habitants, veut mettre 20 caméras. Il y a comme une différence de taille…

Comparons également la méthode : une journée entière d’auditions et de débats avec des experts pour Toulouse ; rien pour Castanet, hormis une interview dans La Dépêche.

C’est d’ailleurs cette journée qui a permis à Toulouse d’entendre des experts, lesquels ont indiqué dans quelles conditions la vidéosurveillance est utile : dans des lieux clos, pour les bâtiments publics, et pour les lieux de rassemblements (notamment festifs, pour prévenir l’ivresse sur la voie publique, et les bagarres). Ca tombe bien : certaines des caméras de Castanet seront installées aux entrées de ville, notamment sur le rond-point d’Intermarché, là où justement leur effet est nul. Quant à mentionner la Foire d’Oc comme exemple de rassemblement pour justifier des caméras, ça vire au grotesque : installer des caméras pour un évènement annuel, c’est franchement surdimensionné.

Les exemples bidons

Alors quand les arguments sur le pragmatisme sont battus en brêche, la majorité a recours aux arguments les plus délirants :

  • Exemple 1 : on aurait ainsi pu éviter l’incendie du vestiaire du foot : grosse blague, il aurait suffi aux délinquants de mettre une cagoule pour perpétrer leur méfait.
  • Exemple 2 : on a pu trouver des voleurs de bijoux car ils avaient pris le bus. Justement, les caméras existent dans les bus, qui sont des lieux clos, et en rajouter dans la rue ne permettra pas de mieux identifier les voyageurs des bus ; on pourra aussi noter que le propriétaire de la bijouterie pourrait se munir de caméras (mais bon, c’est facile de mettre une cagoule).
  • Exemple 3 : on a pu identifier l’incendiaire de l’immeuble qui a coûté la vie d’une jeune étudiante castanéenne. Raté, la caméra était une caméra privée, située à l’intérieur de l’immeuble, et pas une caméra publique. Comparons ce qui est comparable…

Le grand n’importe quoi

Quand les exemples absurdes ont été épuisés, il est temps de sortir l’artillerie du grand n’importe quoi.

Arnaud Lafon tout d’abord, qui affirme que les seules libertés individuelles mises à mal par ces caméras sont celles des délinquants. Il se trouve que notre droit considère que les délinquants sont des personnes comme les autres, qu’il faut certes sanctionner, et qu’ils ont eux aussi des libertés individuelles. Dans le cas de la vidéosurveillance par exemple, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé, dans l’arrêt Perry contre Royaume-Uni, que l’utilisation de la vidéosurveillance avait violé les libertés d’un prévenu.

Camélia Assadi ensuite. Il nous avait échappé qu’en plus d’être une éminente spécialiste de la laïcité, Camélia Assadi était également une experte en vidéosurveillance. Car elle a asséné l’argument massue : il n’y a aucune donnée concrète sur l’efficacité de la vidéosurveillance. Et elle a utilisé cet argument en défense de ce dispositif. Un élémentaire principe de bonne gestion des finances publiques voudrait que l’on n’utilise pas des dispositifs qui existent depuis plusieurs années mais pour lesquels on n’a pas d’information sur leur efficacité. Ce principe n’a pas les faveurs de la municipalité. Mais le meilleur, c’est que Mme Assadi se trompe : c’est Alain Bauer, le président de la commission nationale de la vidéosurveillance et expert omniprésent de la sécurité, qui a lui-même indiqué dans quels cas ces dispositifs étaient efficaces. Il faut le citer, comme le fait OWNI :

Bruno Duvic : Alain Bauer, est-ce qu’on a précisément mesuré quand les caméras de vidéosurveillance étaient efficaces et quand elles l’étaient moins ?

Alain Bauer : Oui oui, on a de très nombreuses études sur la vidéoprotection, essentiellement anglo-saxonnes, qui montrent que dans les espaces fermés et clairement identifiés c’est très efficace, mais que plus c’est ouvert et moins on sait à quoi servent les caméras, moins c’est efficace, pour une raison simple, c’est qu’elles descendent rarement des poteaux avec leurs petits bras musclés pour arrêter les voleurs : la caméra c’est un outil, pas une solution en tant que telle…

C’est bien imagé, mais tout le monde aura compris. Quel dommage que Camélia Assadi ne soit pas allée écouter Alain Bauer avant de raconter n’importe quoi en conseil municipal.

Au final, encore une grande opération de communication, qui ne donnera qu’un résultat très limité pour un coût très élevé. Mais il faut bien trouver un emploi pour nos augmentations d’impôts. Vivement 2014 !

Faire sa com’ politique sur le dos des enfants : la méthode Lafon

jeudi 6 octobre 2011

"Touche pas à mon porc" : le slogan révélateur des soutiens d'Arnaud Lafon

Ainsi donc, le conseil municipal a voté, jeudi 29 septembre, la fin des repas différenciés dans les cantines scolaires de Castanet.

Depuis plus de 15 ans, ce système était en place sans que personne n’en demande la fin. Il permettait aux enfants d’avoir des repas sans porc et des repas sans viande. Arnaud Lafon, maire depuis 2001 (10 ans déjà), n’y avait jamais rien vu à redire.

Mais les élections législatives approchent. L’UMP 31 n’a encore investi personne dans la future 10ème circonscription. Alors Arnaud Lafon a dû vouloir donner des gages de sa compatibilité avec la frange la plus à droite de l’UMP, la fameuse Droite populaire.

Pourtant, il avait déjà montré aux dernières cantonales qu’il voulait bien du soutien de l’UMP. Mais cette fois-ci il a décidé de passer à la vitesse supérieure, peut-être pour être investi UMP et non « sans étiquette ». Et pour cela il faut frapper fort, et frapper en-dessous de la ceinture.

Pour cela, rien de tel que la stigmatisation des musulmans. Solution toute trouvée : mettre fin aux repas différenciés. Mieux encore : garder le système existant en juin, avec la signature des contrats CVQ tout au long de l’été, puis avertir les familles le jour de la rentrée, par un mot dans le cartable des enfants, de la décision de mettre fin à ces repas. Pas de discussion, pas d’explication. Et ajouter l’insulte en se drapant dans la laïcité.

La ficelle est franchement grosse. Mais elle a permis de faire sortir au jour les identitaires qui ont manifesté devant la mairie (voir photo ci-dessus) et ont assisté au conseil municipal (voir photo ci-dessous).

Un jeune homme avec un tee-shirt "Bloc identitaire" en conseil municipal

Oh bien sûr, Arnaud Lafon se défend de toute visée électoraliste, et de faire des appels du pied aux identitaires. Enfin quand on lance un pétard dans les égouts, il ne faut pas s’étonner d’en voir sortir les rats.

Alors il a quand même fallu une délibération du conseil municipal pour officialiser l’oukase. Et l’opposition a demandé des explications sur les raisons de ce choix, et les raisons de cette soudaineté et de cette brutalité. Pour les réponses, nous avons été servis :

  1. Arnaud Lafon a répondu en listant tout ce qu’il avait fait pour les écoles et leurs enfants depuis 2001 : aucun rapport avec le sujet, ça permet d’occuper du temps de parole et de jouer au « M’enfin vous pouvez rien me reprocher après tout ce que j’ai fait ! ».
  2. Béatrix de Veyrinas a répondu pour dire qu’elle ne répondrait pas.
  3. Franck Kritchmar a apporté son témoignage personnel1, indiquant ses origines, et qu’il avait mangé du porc à la cantine dans son enfance et qu’il n’en était pas mort. Franck Kritchmar est resté bloqué à la France des années 70 (au mieux). Il n’est pas au courant que les écoles ne fonctionnent plus de la même façon.
  4. Le pompon : Camélia Assadi. D’origine iranienne, elle était donc tout à fait qualifiée pour donner son avis… et parler d’elle-même. Une citation de Jaurès dénichée sur Internet au passage (on peut tout faire dire à Jaurès en en extrayant une phrase). Mais la perle a été son point Godwin : « Vous voulez savoir ce que ça donne quand on laisse entrer la religion dans l’école ? Allez voir ce qui se passe en Iran ! » Eh oui, nous n’avions pas compris que les parents, présents dans la salle, étaient des ayatollahs venus nous imposer leur loi ! Pourtant, je n’ai pas vu de voile intégral ce soir-là. Juste un foulard sur une femme. Bref, Camélia Assadi représente le degré zéro du débat politique.

Au final, personne n’a eu de réponse sur la vraie question : pourquoi maintenant, pourquoi sans consultation ni information préalable ? C’est bien la preuve qu’il s’agit d’une honteuse opération politique dans laquelle Arnaud Lafon fait sa communication politique sur le dos de 90 enfants de Castanet. Il peut être fier de ses nouveaux amis très « France aux français »2 Plus que jamais, vivement 2014 !

  1. C’est important cette dimension personnelle : chacun est un expert à partir de son cas particulier []
  2. Je ne mets pas de lien vers les blogs concernés, vous les trouverez par vous-mêmes : je refuse de leur faire la moindre pub. []

Salettes-Manset : le mépris

dimanche 7 août 2011

Le 4 juillet, le conseil de communauté du Sicoval a voté la levée de l’emprise de la déviation de Castanet, à la demande d’Arnaud Lafon, maire de Castanet-Tolosan, et de son voisin de Péchabou.

Voilà, en une ligne, enterré le travail qui avait été entamé avec Marie-Régine Bardoux, à qui Arnaud Lafon avait confié la responsabilité de trouver des solutions pour l’avenue Salettes-Manset par la concertation. Comment continuer une réflexion sur les solutions, alors qu’Arnaud Lafon montre qu’il a déjà décidé ?

Trois solutions pouvaient être étudiées : aménagement simple de l’avenue Salettes, réalisation intégrale de la déviation (qui serait partie de Péchabou en passant par Rabaudy), ou réalisation de la seule partie entre Péchabou et Salettes. Aujourd’hui, par le seul fait du prince, il ne reste plus que l’aménagement de l’avenue. Les associations de riverains doivent être encore plus heureuses qu’avant. Seule consolation : il n’y a plus d’hypocrisie possible, Arnaud Lafon montre sa volonté d’aller vite, sans s’embarrasser de ces râleurs de riverains.

Du coup, l’opposition quitte le groupe animé par Marie-Régine Bardoux : quelle utilité dorénavant pour cette coquille vide ? Même si Mme Bardoux semble faire contre mauvaise fortune bon cœur, il lui faudra bien regarder la réalité en face : sa demande d’interdire la circulation des gros convois dans l’avenue Salettes recevra une fin de non-recevoir pour cause d’absence de déviation. Ce groupe de travail ne sert plus qu’à décider de l’emplacement des plateaux traversants et des ralentisseurs : un travail de techniciens, pour lequel il n’y a pas vraiment besoin de l’avis des riverains.

Je ne voyais pas Arnaud Lafon comme un tenant de mai 68, mais force est de constater qu’il en a adapté un des slogans phares : « Concertation, piège à cons ! ». Vivement 2014 !

Le rebond incessant des terrains de tennis

vendredi 8 juillet 2011

Plus ça va, plus je me demande si quelqu’un, à part Arnaud Lafon évidemment, comprend quoi que ce soit à l’histoire des terrains de tennis. Parce que j’ai beau participer aux conseils municipaux et aux conseils de quartier, je n’y comprends rien quand je lis les articles de La Dépêche.

Pour le moment, j’ai noté 3 actes, mais j’ai l’impression que la farce pourrait en compter plus.

Acte 1 : l’annonce faite aux Castanéens

Lors du conseil municipal du 21 octobre 2010, Arnaud Lafon annonce que les terrains de tennis vont être déplacés à Rabaudy. Surprise ! Aucun Castanéen n’était au courant : ni le comité de quartier Plaine Haute ni celui de Raubaudy n’en avaient été informés. En ce qui concerne le comité de quartier des Côteaux – Plaine Haute, il faut dire que sa précédente réunion datait du 30 mars 2010 : il n’avait donc pas été trop sollicité.

Evidemment, le projet était annoncé comme ficelé : 4 courts couverts, 6 en plein air, et les terrains actuels seraient l’objet d’une « mutation foncière » (jargon pour dire « vendu »), cependant que la halle serait reconvertie en salle d’arts martiaux. Il ne manquait plus qu’à donner rendez-vous pour le premier coup de pioche, et c’était bon.

Interlude : la sieste

Et puis c’est le mois de novembre, avec la Toussaint et ses vacances, puis décembre avec ses vacances, Noël, puis le jour de l’an, donc janvier est perdu car il faut récupérer, en février y’a les vacances et la chandeleur, en mars il faut faire Mardi gras, en avril Pâques et ses chocolats, puis mai avec ses ponts (certes moins nombreux cette année, mais quand même). Mince, juin est déjà là !

Acte 2 : alors en fait oui, mais non, voire peut-être

Le 8 juin, conseil de quartier Côteaux – Plaine Haute. J’y étais : un conseil par an, j’arrive encore à tenir le rythme (je m’étais préparé à un par trimestre, comme cela avait été annoncé par Arnaud Lafon). Annonce par l’adjoint au sport : les tennis, pour l’instant… rien. L’emplacement à Rabaudy n’est pas défini, et on ne sait pas ce qu’on va faire des tennis de Plaine Haute : pourquoi pas les garder, ou peut-être faire autre chose. Rien n’est décidé, tout est encore possible.

Je ressors du conseil de quartier avec des crampes à la mâchoire : j’ai dû serrer les dents pour ne pas éclater de rire.

Acte 3 : la divine surprise

J’en étais là de cette affaire, quand j’ai été dérangé dans ma consernation par un article de La Dépêche : Castanet-Tolosan. Le tennis attend ses nouveaux courts. J’ai cru à un canular. Je cite la citation (faute incluse) :

C’est ensemble est à l’étude, les terrains sont réservés, le budget est alloué, les esquisses sont établies. La prochaine étape est le projet d’architecte, l’appel d’offre. La livraison est programmée fin 2 012.

Je suis admiratif : en un mois, un projet qui était dans le flou le plus absolu est maintenant ficelé, puisqu’il ne manque plus que l’architecte et le maître d’œuvre. Et puis je redescends sur terre : soit l’adjoint aux sports nous a raconté des bobards en juin, soit il a été maintenu dans l’ignorance par Arnaud Lafon. Dans les deux cas, ce sont les Castanéens qui sont pris pour des billes. Vivement 2014 !

Dallas-Tolosan

mardi 5 juillet 2011

Arnaud Lafon n’a décidément pas de chance. Alors qu’il s’efforce de faire parler de lui dans la presse, Dominique Strauss-Kahn a décidé de lui voler la vedette.

Pourtant, Arnaud Lafon avait de solides arguments pour faire parler de lui.

Castanet-Tolosan, ton univers impitoyable

Première couche : il met fin aux fonctions de son directeur général des services, Pierre Leroux, en invoquant la perte de confiance. Bien vu : Pierre Leroux a décidé de ne pas se laisser faire, et de donner un maximum d’exposition médiatique à l’affaire. Il a bien joué : trois articles dans La Dépêche, un article dans Voix du Midi. Il faut dire qu’une grève de la faim et une occupation de son bureau, ça donne envie aux journalistes locaux de faire un article un peu plus épicé que le bilan de la saison de pétanque.

Pierre Leroux, déçu du lafonisme (source DDM)

Pierre Leroux, déçu du lafonisme (source DDM)

Mais ça ne suffit pas d’avoir lancé la machine médiatique, il faut continuer à l’alimenter. Qu’à cela ne tienne : un bon conseil municipal y pourvoit. Quand dans ce conseil Arnaud Lafon annonce le départ de Pierre Leroux et que celui-ci est présent dans la salle, on peut espérer un coup d’éclat. C’est certainement ce que craignait Arnaud Lafon, puisqu’il avait fait venir deux policiers municipaux. Ce qui a donné lieu à un moment tendu : quand Pierre Leroux s’est levé pour partir, alors qu’Arnaud Lafon venait lui-même de partir, les policiers se sont regardés, l’air surpris. Puis l’un d’entre eux a voulu rattraper Pierre Leroux, mais il est remonté sans l’avoir trouvé. Panique à bord. Mais après 2 minutes de recherche, force fut de constater que Pierre Leroux était parti se coucher dans son van jaune sur le parking. Sur le papier, on croit lire du Labiche, mais en conseil municipal, on craint de jouer dans un Hitchcock.

Y a-t-il un management à Castanet ?

Mais au-delà des péripéties, qui seraient drôles si l’avenir professionnel d’un homme n’était en jeu, cet énième conflit d’Arnaud Lafon avec un fonctionnaire montre bien combien ce maire est incapable de diriger correctement ses équipes. Pierre Leroux est le 3ème directeur général des services (DGS) à avoir recruté par Arnaud Lafon. Une seule est partie de son plein gré, et encore : les deux autres ont donc été remplacés sans ménagement, leur chômage étant payé par la commune. Il faut ajouter à cela une grève des employés municipaux en septembre 2008. Le « dialogue social » et les relations humaines au travail sont donc deux points particulièrement faibles d’Arnaud Lafon.

Le Madoff de Castanet ?

Aussi inquiétantes sont les révélations du DGS sur les emprunts contractés par la ville : un emprunt toxique aurait été contracté en 2006, et il représenterait 50% de la dette de la ville. Voilà qui est rassurant : il suffirait donc qu’un paramètre ésotérique comme le taux de change entre le yen et le franc suisse bouge pour que les taux augmentent ? Il serait bon d’avoir les détails de cet emprunt. Peut-être les anciens élus de Place Publique en diront-ils plus sur leur site ?

On voudrait pouvoir rire de cette situation. Mais on finit par être consterné par autant de mépris et d’amateurisme qui se font au détriment des Castanéens. Vivement 2014 !