Archive pour la catégorie ‘Je dis ça, je dis rien’

Dimanche, je voterai Benoît Hamon

samedi 28 janvier 2017

Dimanche, je voterai Benoît Hamon, en cohérence avec mon choix du 1er tour pour Arnaud Montebourg.

D’une gauche révolutionnaire, nous sommes passés à une gauche de transformation qui nous a permis à plusieurs reprises d’accéder aux responsabilités. Mais aujourd’hui, nous avons dérivé vers une gauche d’ajustements, incapable de réaliser des changements significatifs dans la société. C’est ce que les femmes et hommes de gauche nous reprochent, cette incapacité à porter une utopie réaliste.

Benoît Hamon nous propose de renouer avec notre responsabilité de transformer la société. De manière certes radicale, avec le revenu universel. Mais il porte une véritable ambition collective.
Face à ceux dont l’horizon se résume à la résignation et au repli sur des valeurs fantasmées, face à la certitude de la défaite que porte cette résignation, je fais le choix, comme beaucoup d’autres, de la possibilité d’une victoire portée par l’espoir d’un véritable changement de société. Le choix de Benoît Hamon.

(Voir aussi notre tribune en soutien à Benoît Hamon)

Pourquoi je soutiens Arnaud Montebourg pour les primaires

vendredi 16 décembre 2016

Pour les primaires, j’ai choisi de parrainer Arnaud Montebourg, et j’étais d’ailleurs présent à sa déclaration de candidature le 1er décembre à Paris, puis au dépôt de sa candidature à Solférino.
Au delà des éléments que je partage avec les signataires de notre tribune dans le Huffington Post, à l’initiative de Yann Galut, mon choix s’est fait sur la base de constats assez proches de ceux qui m’avaient conduits à choisir François Hollande en 2011.

Un choix de changement d’abord : alors que le quinquennat qui s’achève aurait dû nous permettre de faire la démonstration de notre capacité à répondre aux attentes des Français et à appliquer notre programme, force est de constater que cela n’a pas été le cas. Le rejet massif dont François Hollande a fait l’objet n’est pas simplement imputable à une presse de droite, mais bien à une impossibilité pour les Français de voir la cohérence entre la politique menée et les engagements pris en 2012. Même si la communication désastreuse n’a pas aidé, je ne suis pas convaincu qu’une meilleure pédagogie aurait permis de renverser la tendance.

Un choix de projet ensuite : face aux écueils de l’exercice du pouvoir, il nous faut aujourd’hui en tirer les leçons dans notre futur projet. Que ce soit sur les questions institutionnelles – l’utilisation du 49-3, un président qui dit qu’il décide seul (comme en témoigne l’annonce du pacte de responsabilité par exemple) -, sur les questions européennes – où il est nécessaire de mettre en place un nouveau rapport de forces face à l’alliance orthodoxe menée par l’Allemagne -, sur les questions économiques – qui nécessitent une politique plus volontariste, mâtinée de relance -, il faut aujourd’hui faire des choix qui permettent aux Français de faire une distinction nette entre un projet de gauche crédible et le projet économiquement libéral et socialement réactionnaire de François Fillon.

Enfin, le choix d’un candidat préparé : une candidature à la présidence de la République ne s’improvise pas, elle ne peut être une candidature de remplacement. Elle est nécessairement la candidature d’un homme (ou d’une femme) qui a démontré sa capacité à faire la différence dans l’exercice des responsabilités.

Compte tenu de ces choix et de ces constats, seul Arnaud Montebourg remplit aujourd’hui toutes les cases : volonté de marquer une différence par rapport au quinquennat de François Hollande, constance dans l’engagement démocratique et économique, et détermination à être candidat fort de son expérience ministérielle réussie.

Sarkozy et le triple A : comment choisir son bourreau

mercredi 18 janvier 2012
Nicolas Sarkozy, pénitent blanc

Nicolas Sarkozy, pénitent blanc

Le psychodrame qui s’est noué ce week-end autour de la dégradation de la France par Standard & Poors restera dans les annales. Il sera étudié par tous les communicants politiques comme un cas d’école de choix de communication catastrophique.

Acte 1 : soumission

Avant que Nicolas Sarkozy ne dramatise la perte de ce précieux sésame, la France entière, à l’exception de quelques « spécialistes », se moquait éperdument de cette note. Le fétichisme français pour la notation n’avait pas poussé les français jusqu’à s’intéresser aux oracles des triplés de la notation.

Mais l’été dernier, flairant l’occasion de redorer son blason de bon gestionnaire, largement terni par un paquet fiscal obscène et des déficits en explosion, Nicolas Sarkozy décida de dramatiser cette note. Il devenait indispensable de se soumettre au jugement de ces censeurs sans visage. Et c’est ainsi que les mesures d’austérité les plus diverses, d’une réforme des retraites supplémentaire à la taxation des boissons sucrées, ont trouvé leur justification : elles étaient le sang versé à cette nouvelle divinité.

Dès le premier acte, cette farce comporte un enseignement : Sarkozy, qui n’avait déjà pas grand chose de gaullien, avait choisi de prendre l’exact contrepied de de Gaulle, pour qui « la politique de la France ne se [faisait] pas à la corbeille. » Finie la souveraineté nationale, finie la démocratie (déjà passablement écornée par la pratique sarkozienne) : notre politique économique s’alignerait sur le bon vouloir de 3 auditeurs spécialisés dans la notation de notre dette. Sublime ironie du volontarisme de Sarkozy.

Acte 2 : trahison

Alors qu’il pensait avoir tout fait pour satisfaire aux demandes des agences, Nicolas Sarkozy a eu la désagréable surprise de constater que les divinités n’avaient pas encore étanché leur soif de sang. Pire, l’une d’entre elles décida de se venger, en lui infligeant la punition de la rétrogradation.

Cette sanction n’était pas une complète surprise : Nicolas Sarkozy avait déjà commencé à rétropédaler1 en décembre avec un discours façon « hahaha vous y avez cru à c’te bonne blague des agences de notation, non on rigolait (enfin sauf pour les mesures d’austérité), allez sans rancune », distillé scolairement à longueur d’éléments de langage par les stipendiaires de la sarkozie.

Mais les adversaires2 de Sarkozy n’avaient pas été sensibles à ce rétropédalage, pas plus que les Français d’ailleurs. Au contraire, une pluie de plomb fondu s’abattit sur le malheureux, en provenance de ces opposants insensibles à l’humour sarkozien. Leurs propos semblaient donner naissance à un nouveau proverbe : « Qui a vécu par les agences de notation périra par les agences de notation ».

Acte 3 : maintien sous perfusion

On pouvait espérer la situation clarifiée à l’issue de ce week-end, convaincus que nous étions que les trois censeurs pensaient la même chose. Mais ç’aurait été nous priver d’un troisième acte. Moody’s, une des agences concernées, annonça que pour le moment la note maximale était conservée, mais qu’elle serait revue dans 2 mois : bref, que sa décision n’était pas encore prise. De même pour Fitch, mais dont l’actionnariat la rend beaucoup moins crédible sur la notation de la France3.

Drame de plus ! Que penser ? Laquelle croire ? Le roi a tranché : tel Henry VIII, il choisit d’avoir sa propre religion, après avoir tant varié. Mais il ne trompe personne. Tout le monde voit bien que le roi n’a plus l’excuse des dieux pour son incurie, et qu’il est en réalité responsable non seulement de ce jeu d’arroseur arrosé, mais plus encore de tous ces sacrifices qui n’ont pas résolu les déséquilibres dont il est largement responsable. Et aujourd’hui, il n’y a guère plus que les fidèles d’entre les fidèles à espérer que Moody’s ne soit pas prise d’un accès de fureur qui la conduirait à nous dégrader elle aussi peu avant l’échéance d’avril.

Conclusion (provisoire)

Dans la farce qui se joue, et dont le dénouement se rapproche, Nicolas Sarkozy est un clown qui installe une corde, monte sur le tabouret pour passer sa tête dans le nœud et nous montrer qu’il n’a peur de rien. Derrière lui, les 3 Pierrots S&P, Moody’s et Fitch. Et soudain, S&P s’avance et donne un coup de pied dans le tabouret : Sarkozy tombe, il ne tient plus que sur la pointe des pieds et il a du mal à respirer. Et Moody’s, impassible, tient sa main sur la corde, soit pour la défaire, soit pour tirer dessus un bon coup. La farce a pris un tour sinistre, et il est manifeste que Moody’s tient maintenant l’avenir de Sarkozy entre ses mains.

C’est une leçon pour les hommes politiques : essayer de se réfugier derrière des autorités extérieures non démocratiques, voire étrangères, pour justifier ses propres choix politiques, c’est un jeu dangereux qui peut vous revenir brutalement en plein visage. Ca a marché, et ça continue de marcher, avec Bruxelles, bouc émissaire de nombreuses réformes. Mais avec des entreprises privées, non soumise au contrôle démocratique (car Bruxelles l’est, même insuffisamment), c’est tendre le cou de la France au bourreau en espérant qu’il ne passera pas à l’acte : c’est un crime contre notre souveraineté et notre démocratie.

  1. Tiens, voilà un terme que l’on trouve souvent appliqué à Hollande, mais rarement à Sarkozy []
  2. Et mêmes des journalistes aussi peu suspects d’anti-sarkozisme que ceux du Figaro []
  3. Son principal actionnaire est la holding Fimalac, dirigée par le français Marc Ladreit de Lacharrière, dont les sympathies à droite sont bien connues []

A l’UMP 31, l’homme est l’avenir de la femme

samedi 24 septembre 2011

Jean-Luc regarde le passé (source Le Monde)

Ainsi donc, comme personne ne le sait, Jean-Luc Moudenc est à la tête de l’UMP en Haute-Garonne. Et ce général sans troupes a annoncé récemment les candidatures de son armée d’ectoplasmes pour les législatives de 2012. Alors plus précisément, il s’agit des candidatures à la candidature : il ne pourra pas y avoir 6 candidats UMP sur la seule 4e circonscription, évidemment1.

Ça commence par une première blague : il n’y a que 4 circonscriptions sur les 10 où l’UMP 31 annonce des candidats à la candidature. C’est une bonne nouvelle pour la gauche s’il n’y a personne pour les autres ! Bon, pour la 10ème, on sait déjà qu’Arnaud Lafon se « guéanise »2 pour obtenir l’investiture, mais pour les autres, quel brillant inconnu présenteront-ils ?

Et ça se termine avec un feu d’artifice d’humour: sur la 3ème circonscription, Jean-Luc soi-même sera candidat, avec une suppléante. SAUF si Nicolas Sarkozy (l’homme qui traîne Karachi dans ses valises) n’est pas réélu, auquel cas il laissera sa place à sa suppléante. Quel courage, quelle conviction ! Il est l’homme de la 3ème circonscription, c’est certain ! Et on mesure bien la place qu’on accorde à la femme, à l’UMP : la potiche de remplacement. Bravo à Laurence Arribagé pour avoir accepté de jouer le rôle de la cruche de service, et ainsi contribuer au retour en arrière pour la parité en politique !

Laurence Arribagé, potiche

Laurence Arribagé, potiche

Aucun courage, aucune conviction, et l’utilisation des femmes comme des éléments de décoration : 3 raisons de ne plus jamais voter Moudenc !

  1. Encore que cela aurait un côté farce pas désagréable du tout []
  2. Il imite Claude Guéant, l’odieux ministre de l’intérieur, diplômé en chasse aux Roms et aux musulmans []

Défendre les écoles de Castanet

mardi 17 mai 2011

Obsédé par le non remplacement d’un fonctionnaire sur 2, le gouvernement pourrait fermer 1 ou 2 classes à Castanet.

Pour protester contre ce choix inique et pour défendre un enseignement de qualité pour nos enfants, les parents d’élèves et les enseignants de Castanet organisent une « Nuit des écoles » sous la Halle ce vendredi à 20h00.

Pour tous ceux qui veulent soutenir cette initiative et se battre pour l’avenir de nos enfants, il faut y aller ! Plus d’infos dans le fichier PDF en lien ci-dessous.

Nuit des ecoles Castanet

Arnaud Lafon, ou la droite honteuse

vendredi 25 mars 2011

Ainsi donc le premier tour de ces élections cantonales a placé en tête deux candidats : Muriel Pruvot pour le PS et Arnaud Lafon… pour lui-même. Enfin, officiellement pour lui-même.

Il est vrai que les élections cantonales, qui sont des élections de personnes (et pas des scrutins de listes) voient fleurir les candidats sans étiquette à travers toute la France. Et après tout, pourquoi pas quand c’est réellement le cas ! Dans des cantons où la population est peu importante et éparse, où le conseiller général est une figure que chacun reconnaît dans la rue, sa couleur politique peut être indifférente aux citoyens. Je ne suis pas foncièrement convaincu par l’argument, mais admettons.

Là où cela devient farce, c’est quand ledit candidat, qui se présente comme « indépendant et sans étiquette », ne fait que poursuivre une stratégie électoraliste et personnelle. Parce qu’entendre Arnaud Lafon se présenter comme indépendant, ça vous estomaque un Castanéen, et même un Midi-Pyrénéen. Comment donc, le maire de Castanet-Tolosan, qui s’est fait élire sous l’étiquette du Modem, qui a porté haut et fort (enfin, pas très haut quand on regarde les résultats) les couleurs du Modem aux élections régionales de 2010, ce maire viendrait aujourd’hui nous dire qu’il se présente sans étiquette ? Que lui est-il arrivé ? A-t-il rendu sa carte du Modem (on me souffle que non) ? A-t-il eu la révélation du « ni droite, ni gauche » ?

Eh bien non. La réalité est plus terre-à-terre : Arnaud Lafon sait depuis les régionales que l’étiquette Modem n’est vraiment pas vendeuse dans notre région (euphémisme), et que l’étiquette UMP équivaut carrément au baiser de la mort dans la Haute-Garonne. Mais cette étiquette UMP, si elle n’est pas bonne à afficher, il la porte quand même. Car la petite magouille d’Arnaud Lafon gagne à être connue : il a obtenu le soutien de l’UMP (et certainement le financement) en échange de son inscription en préfecture en tant que candidat de la majorité présidentielle.

Arnaud Lafon a donc fait le choix de mentir aux électeurs sur sa couleur réelle : quand Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a annoncé les résultats du premier tour des cantonales, en donnant 30% de « majorité présidentielle », les voix données à Arnaud Lafon ont été comptées dedans. Elle est pas belle son indépendance ?

Il gagnerait à s’inspirer d’un de ses collègues du Modem, Olivier Charles, candidat certes malheureux sur le canton de Toulouse I (avec 2,35%), mais qui avait choisi de porter les couleurs de son parti sans nouer un pacte faustien avec l’UMP, et s’en justifiait ainsi sur son site de campagne :

Pour ces élections cantonales, force est de constater que nombre de candidats vont se présenter sans étiquette, ou essayer d’en amenuiser le sens.
Il faut que nous soyons bien déçus, certainement trop baignés dans une information continue que nous ne choisissons plus. Visiblement lassés par une ambiance politicienne malsaine.

Lorsque l’on a déjà été élu, les actions d’un mandat peuvent être une sorte de garantie pour l’électeur. Mais lorsque l’on se présente pour la première fois, en particulier en milieu urbain, l’étiquette politique permet aux électeurs d’identifier clairement les valeurs portées par le candidat.

Peut-on se présenter à une élection sans vouloir faire de la politique, sans aimer se consacrer à organiser le vivre ensemble d’une société? Dans mon cas, l’investiture du MoDem est la garantie de mes engagements et la reconnaissance de mon parcours.

Arnaud Lafon, candidat sans étiquette, sans odeur, sans saveur autre que celle du métro (action sociale ? collèges ? développement économique ? routes ? il n’a parlé de rien de cela), est aussi rassurant que les bagages sans étiquette que l’on retrouve dans les aéroports : on ne sait pas ce qu’il y a dedans, et on n’a pas franchement envie de l’ouvrir pour regarder.

Ça fait une excellente raison de plus de voter pour Muriel Pruvot ce dimanche 27 mars 😉

Indignation

jeudi 24 février 2011

Ce blog n’est pas très alimenté en ce moment du fait d’une campagne des cantonales intense à Castanet-Tolosan. Mais la réunion publique de ce soir m’oblige à le sortir de sa léthargie.

Muriel Pruvot était ce soir à Labège pour présenter son programme et débattre avec la salle. Elle était avec Jean-Jacques Mirassou, Jean-Louis Robert et Patrick Pignard. Et dans la salle, il y avait Christian Lavigne, maire de Labège. Ce dernier soutient la candidature de Marie-Régine Bardoux, candidate des Verts, tout en étant lui-même adhérent du PS.

Et sur quoi ont porté les questions ? Je vous le donne en mille : le prolongement de la ligne B ! 15 minutes de Christian Lavigne qui rappelle la situation et son historique de son point de vue, suivies d’un revers cinglant de Jean-Jacques Mirassou qui lui a justement reproché de punir Muriel pour des faits dont elle n’est pas responsable. Et ça a continué sur le sujet pendant une grosse demi-heure, entrecoupées d’une intervention d’un jeune du MJS qui a justement rappelé les méfaits de Sarkozy et la nécessité de les avoir en tête au moment de voter, et d’une apostrophe d’un militant PS demandant à Christian Lavigne ce qu’il fait au PS (pas de réponse).

J’ai fini par demander la parole après avoir entendu moult rappels de l’absence de compétence du Conseil général pour les transports en commun (ce qui est vrai). Et j’ai laissé éclater mon indignation : se focaliser sur un problème qui concerne moins de 2% du budget du Conseil général alors que dans le même temps, l’action sociale qui représente plus de 60% du budget était absente des préoccupations, alors que la crise est là qui crée toujours plus de souffrances et de démunis, alors que la candidate verte ne parle que de verdure et jamais de social, qu’aucun des tracts qu’elle a réalisés ne se préoccupe d’autre chose que de verdure et de transports, alors que seule Muriel a mis au point un programme qui prend en compte le social, eh bien oui cette position de soutenir la verte est scandaleuse, et c’est oublier le cœur de la campagne.

J’irai plus loin ici : la position de Christian Lavigne est indigne. Il instrumentalise son propre vote. Son soutien à Marie-Régine Bardoux n’est pas un soutien : c’est un vote contre le PS. Cette position est foncièrement malhonnête. Si Marie-Régine Bardoux avait un vrai programme social, je pourrais comprendre le choix de la soutenir. Mais enfin Christian Lavigne est au PS, pour lequel le social (et l’éducation !) est particulièrement important. Comment peut-il sans s’étouffer de honte soutenir une candidate qui, si sympathique soit-elle, n’a pour le moment montré aucun goût pour le social dans sa campagne, sauf pour défendre les transports en commun ? Une candidate dont le programme est d’une grande indigence ? Ce n’est pas diminuer l’importance de la problématique des transports que de le dire : Marie-Régine Bardoux n’a pour le moment parlé que de transports, oubliant plus de 60% du budget du Conseil général.

Ce qui m’indigne, ce n’est pas la colère de Christian Lavigne sur les transports : c’est sa malhonnêteté intellectuelle et ses positions médiatiques bassement politiciennes dans ces élections cantonales. Le symbole d’un âge que l’on voudrait révolu, mais qui régulièrement revient. Ces comportements ne cesseront jamais de m’indigner.

Carla se dévoile (encore !)

mercredi 2 février 2011
Carla Bruni-Sarkozy penchant à droite (source The Independant)

Carla Bruni-Sarkozy penchant à droite (source The Independant)

Par Saint Nicolas ! Elle que l’on disait de gauche ! Enfin, c’est ainsi qu’on l’avait présentée lorsque les premiers échos d’une idylle avec le Sauveur de Neuilly avaient paru dans la presse.

Las, voici qu’aujourd’hui, tout en souplesse, Carla Bruni-Sarkozy fait son coming-out : elle ne se sent plus vraiment de gauche. Pire encore, elle n’a jamais voté pour la gauche en France.

C’est un tel choc dans les sections socialistes des villes minières du Nord, dans lesquelles la première dame faisait l’objet d’un véritable culte pour sa proximité avec les français d’origine modeste.

Soyons sérieux deux secondes. Cela ne surprendra que les naïfs qui ont un jour cru Carla Bruni de gauche. Si elle l’a été, c’était en Italie, et cela doit remonter bien loin.

C’est l’avantage de Nicolas Sarkozy : il fait tomber tous les tabous. Il y a même des artistes qui assument maintenant d’être de droite. Evidemment, c’est une fois qu’ils n’ont plus de carrière qu’ils le font. Ou alors juste avant. Un peu comme un chant du cygne. Tiens, à propos, Carla préparerait un nouvel album : vivement sa sortie et ses chiffres de vente !

Brigitte Barèges, ou « Mais comment peut-elle faire de la politique ? »

lundi 31 janvier 2011
Brigitte serre les dents (source Dépêche du Midi)

Brigitte serre les dents (source Dépêche du Midi)

J’ai découvert Brigitte Barèges à l’occasion des dernières élections régionales. Mes beaux-parents, qui habitent à côté de Montauban, m’en ont fait un portrait peu flatteur. Mais ils étaient en deçà de la réalité.

Lors de la campagne des régionales, j’ai particulièrement apprécié sa participation au débat du premier tour organisé par France 3. Elle n’a pas cessé de tenter d’interrompre Martin Malvy et les autres candidats de gauche (Gérard Onesta et Christian Picquet), étant la seule des concurrents à le faire. Elle a tenté en direct de débaucher Onesta qui l’a sèchement renvoyée chez elle, et l’a fusillée du regard. Et elle était mauvaise sur ses propositions.

Quand j’ai appris qu’elle devrait abandonner un de ses mandats du fait des cumuls, et qu’elle comptait abandonner son mandat de députée (à partir de 2’00), je me suis dit que ça ne serait sans doute pas une grosse perte. Mais 9 mois ont passé, elle a eu le temps de réfléchir, le grand homme Nicolas Sarkozy ne veut pas d’une législative partielle qui lui fasse perdre un député : Brigitte a eu la révélation et elle quitte le conseil régional. Il faut relire ses propos au lendemain du second tour, indiquant qu’elle avait 4 ans pour reconstruire. C’est beau la constance dans les engagements.

Maintenant, Brigitte va pouvoir se consacrer à son mandat de députée, et surtout à sa bonne ville de Montauban. Et comme elle est moderne, elle a fait une sorte de lipdub de Montauban. Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, c’est un grand moment artistique que Brigitte nous offre.

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Avec Brigitte Barèges, c’est le cirque en permanence.