Archive pour la catégorie ‘Pas loin de chez nous’

Les emplois d’avenir au service de l’emploi des jeunes

mercredi 6 mars 2013
Logo des emplois d'avenir

Logo des emplois d'avenir

Pour le mensuel de la fédération PS de la Haute-Garonne, j’ai rédigé un court article de présentation des emplois d’avenir :

Le gouvernement a fait de l’emploi, et en particulier celui des jeunes, sa première préoccupation. En effet, quand 10% des actifs sont au chômage, c’est près d’un jeune sur 4 qui cherche un travail. C’est pourquoi le gouvernement agit en créant les emplois d’avenir. “Il s’agit de permettre à des jeunes éloignés de l’emploi de faire leur premiers pas dans la vie active” explique Christine Courade, conseillère de Toulouse et qui porte ce sujet à Toulouse et à la Communauté urbaine. Les critères sont précis : les jeunes doivent avoir au plus 25 ans (30 ans s’ils sont handicapés), être peu ou pas diplômés (au plus CAP/BEP) ou habiter dans un bassin d’emploi difficile (ZUS, ZRR, outre-mer), être sans emploi, et que l’employeur soit une collectivité territoriale ou une association. En contrepartie de ce contrat de 3 ans maximum, l’Etat prend en charge 75% du salaire et l’employeur a l’obligation de former le jeune. Les collectivités de notre territoire appuient fortement cette initiative : la Région avec 40 emplois, le Conseil général 50 emplois, la Communauté Urbaine 220 emplois, Toulouse 80 emplois. En partenariat avec le gouvernement, nos collectivités agissent contre le chômage des jeunes.

Deux précisions complémentaires :

L’Office de la tranquillité, pour renouer le dialogue

mardi 26 février 2013
Fonctionnement de l'office de la tranquillité (source : ville de Toulouse)

Fonctionnement de l'office de la tranquillité (source : ville de Toulouse)

Ce soir, le journal télévisé de 20h de France 2 consacrait un sujet de 5 minutes à l’Office de la tranquillité de Toulouse.

Je vous conseille de regarder ce reportage, à partir de 14’39 dans le journal. Cette initiative de l’équipe municipale de Pierre Cohen est remarquable. Dans nos villes où les rapports entre voisins se durcissent, où les petits conflits virent rapidement au judiciaire, à l’appel aux forces de l’ordre pour intervenir, Pierre Cohen a fait le choix de remettre du dialogue entre ceux qui ne se parlent plus. Les agents de l’Office ne sont pas des représentants des forces de l’ordre : ils sont des médiateurs entre deux personnes qui ne savent plus, ne veulent plus se parler. L’exemple choisi est d’ailleurs étonnant : la solution de compromis dégagée (baisser le son de la chaîne de moitié) aurait pu être trouvée facilement par les deux voisines.

Il est désolant de voir que des voisins en arrivent à des niveaux d’affrontement tels que le dialogue direct semble totalement rompu. Mais il est rassurant de voir qu’il est encore possible de trouver des solutions sans passer par la justice ou la police. Une ville qui favorise le dialogue entre voisins n’est-elle pas plus souhaitable qu’une ville qui laisse aux avocats et aux forces de l’ordre la responsabilité de ce « dialogue » ?

Législatives dans la 10e circonscription : la réunion à Escalquens

vendredi 8 juin 2012

Depuis quelques mois, la campagne des législatives se joue en parallèle de la présidentielle. Et depuis presque un mois, elle bat son plein.

J’habite donc la 10e circonscription de la Haute-Garonne. Candidat du PS : Kader Arif. Investi en novembre à la suite d’un gel de la circonscription pour la réserver à la diversité, et Kader étant le seul candidat, les militants n’ont pas eu à voter.

Evidemment, quelques rancœurs, notamment contre la forme, ont conduit à des dissidences. Si l’on excepte l’arrachage d’affiches sur les panneaux officiels, pratique bien évidemment interdite et punissable d’une amende, la campagne s’est jusqu’à présent déroulée dans un climat respectueux de toutes parts. Aucun dissident, ni aucun adversaire de droite ou concurrent de gauche, ni évidemment notre candidat PS ne s’est lancé dans la campagne de boules puantes. Oh certes, on nous rapporte, ici et là, des insinuations sur l’origine de Kader, mais pas de campagne ostensiblement raciste, et à aucun moment sur les marchés nous n’avons entendu d’invectives ou même de sous-entendu inacceptable. Bref, cette campagne est assez respectueuse.

Elle ronronnait un peu. En surface s’entend. La nomination de Kader Arif comme ministre délégué aux anciens combattants a certes poussé la circonscription sous les feux de la rampe, mais sans vraiment susciter un fort intérêt des citoyens. On sent l’essoufflement dans la population. Il faut avouer que la campagne des présidentielles a été rude et longue, précédée par des primaires tout aussi éprouvantes.

Dans ce contexte, réussir à mobiliser pour une réunion publique à Escalquens, dans le gymnase, avec Lionel Jospin, semblait relever de la gageure. Eh bien le défi fut relevé, et brillamment. 600 personnes au bas mot : pour un meeting des législatives, il n’y a guère que les personnalités de tout premier plan qui parviennent à faire mieux (Aubry, Ayrault et autres).

Je passerai rapidement sur la plupart des interventions : le maire Alain Sérieys a fait un accueil chaleureux, la suppléante Emilienne Poumirol a martelé sa conviction et les enjeux de l’élection, Pierre Cohen a soutenu avec force Kader Arif, Martin Malvy a fustigé la dissidence en appelant à l’unité pour François Hollande. Kader Arif a fait un discours qui a insisté sur le sens de sa candidature, rappelant son parcours au sein du PS, et il a détaillé ses propositions pour la circonscription. Pour travailler à sa campagne depuis le début, je commence à les connaître :-)

La grande surprise est venue de Lionel Jospin. Je l’avais vu lors du discours de François Hollande place du Capitole : un peu poussif, et mal à l’aise. Et là, à Escalquens, après un démarrage un peu laborieux, ce discours s’est révélé être dynamique, empreint d’une vision de la politique française et internationale d’une grande acuité, pleine de formules percutantes et de mots d’humour. Lionel Jospin semblait libéré d’un poids, comme vengé par la victoire de François Hollande, et heureux de laisser une filiation politique en la personne de Kader Arif dans le Lauragais dont il fut le député. Bref, la salle a été transportée par un discours qui a vraiment marqué les présents.

Ce bel élan collectif nous le rappelle : ce dimanche, il faut donner une majorité solide et cohérente à François Hollande pour mettre en œuvre son programme de changement. Alors dimanche, votons et faisons voter pour les candidats de la majorité présidentielle !